Air France : un plan de départs volontaires pour pallier la crise

Par Laurent P. · Publié le 26 avril 2020 à 18h04 · Mis à jour le 27 avril 2020 à 15h19
Pour traverser la crise économique dû au coronavirus, Air France a annoncé engager un plan de départs volontaires dans le cadre de la restructuration de la compagnie aérienne. Une mesure prise par l'entreprise en complément de l'aide de 7 milliards d'euros apportée par l'Etat français.

Air France au plus mal économiquement... La compagnie aérienne franco-néerlandaise a annoncé samedi 25 avril engager un plan de départ volontaires, dans le cadre de sa restructuration pour faire face à la crise économique dû à l'épidémie de coronavirus. Ce plan, mis en place par l'entreprise, veut éviter le plan social et aider à la reprise économique. Une mesure évoquée par le directeur général du groupe Air France-KLM, Benjamin Smith, à nos confrères des Echos, et qui fait suite à l'annonce par Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, d'une aide de 7 milliards d'euros apportée à la compagnie aérienne par l'Etat pour l'aider à sortir de la crise..

"Certains personnels d'Air France sont probablement prêts à partir volontairement, si on leur donne la possibilité" a ainsi indiqué le directeur du groupe. "La première étape consisterait donc à proposer des plans de départs volontaires", poursuit-il. Quant à savoir quand un retour à la normale sera possible, Ben Smith explique qu'il faudra attendre au moins deux ans, en fonction "de la réouverture des frontières, mais aussi du temps qu'il faudra à nos clients pour revenir dans les avions", évoque-t-il. "Grâce à ce soutien (de l'État), nous avons les moyens de passer la période la plus difficile des prochains mois, durant laquelle nos liquidités risquaient d'atteindre un niveau critique, et de continuer à opérer pendant 12 à 18 mois", termine-t-il.

Une crise économique qui va également permettre, comme l'explique le dirigeant, "de faire les réformes structurelles que certains de nos concurrents ont déjà réalisées". Parmi ces réformes, un plan de transformation de l'entreprise, lancé en novembre dernier, qui devrait donc suivre son court, et même s'accélérer, en particulier en ce qui concerne "la rationalisation du réseau domestique, qui a encore généré 200 millions d'euros de pertes l'an dernier, et la restructuration des fonctions support non opérationnelles". En ligne de mire, la mise en circulation de plus d'appareils pour Transavia sur des trajets nationaux.

Un pari pour l'avenir qui, il l'espère, se fera sans trop d'encombres : "Nous ferons en sorte que l'impact social soit aussi réduit que possible", a-t-il indiqué, tout en précisant que "les détails des mesures seront arrêtés cet été" en ce qui concerne le réseau national. Une aide de l'Etat et un plan de départs volontaires qui devraient l'y aider.

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