L'Assemblée nationale rejette une proposition de loi pour rétablir l'ISF

Par Alexandre G. · Publié le 19 juin 2020 à 14h09 · Mis à jour le 19 juin 2020 à 14h09
Un texte de loi proposé par le parti communiste à propos du rétablissement de l'ISF a été rejeté par l'Assemblée Nationale, ce jeudi 18 juin. La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher a affirmé que "les anciennes recettes ne fonctionnent plus" désormais.

Peu importe le coronavirus, il n'y aura pas de rétablissement de l'ISF en France pour le moment. Ce jeudi 18 juin, alors que la France célébrait l'anniversaire de l'appel du général de Gaulle en ce jour, l'Assemblée nationale a voté le rejet d'une proposition de loi communiste visant à rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune.  

Un texte de loi soutenu par la majorité des groupes et députés de gauche, en partie La France Insoumise et le banc communiste. Pour eux, il s'agit de demander aux personnes les plus fortunés du pays "une juste contribution" pour faire face à une crise sans précédent, qui ne devrait pas découler d'une "logique revancharde ou punitive", mais plutôt d'un "indispensable effort de solidarité" comme le souligne le député PCF Jean-Paul Dufrègne, rapporteur du texte examiné lors de la "niche" parlementaire de son groupe. 

Sauf que pour le gouvernement et la majorité des députés de droite, "ces outils n'ont pas été efficaces et seraient contreproductifs" stipule la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher auprès du ministre de l'Economie et des Finances, pour qui "les anciennes recettes ne fonctionnent plus". Pour enfoncer le clou, la député LREM Nadia Hai s'est efforcé de dénoncer le "mensonge" qui consiste à "faire croire qu'en confisquant à certains, on réduire la inégalités pour d'autres", ou encore le député MoDem Mohamed Laqhila d'affirmer qu'il s'agissait d'un "impôt anti-business et anti-entrepreneur", qui n'a qu'un "gain net très faible"

En réponse au texte de loi et aux propositions communistes, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a accusé là une "pure démagogie". Quant au Medef, il estime que le rétablissement de l'ISF serait "un très mauvais signal" pour les franges les plus riches de la population.

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