Covid: Vacciner en priorité dans les Ehpad, les 5 phases préconisées par la Haute Autorité de Santé

Par Caroline J. · Publié le 3 décembre 2020 à 18h43 · Mis à jour le 3 décembre 2020 à 18h44
C'était un avis très attendu. La Haute Autorité de santé vient de livrer ses recommandations quant aux publics prioritaires ciblés par la future campagne de vaccination contre le Coronavirus en France. Selon elle, les résidents des Ehpad devraient être vaccinés en priorité.

Alors que la France entame la première étape de son déconfinement progressif, de nombreux Français s’interrogent quant au futur vaccin contre le Coronavirus. Lors de la dernière conférence de presse du 26 novembre 2020, le ministre de la Santé Olivier Véran a été très clair. « Nous attendons les recommandations de la haute autorité sanitaire » pour savoir quelles populations viser en premier dans le cadre d'une campagne de vaccination, avait-il indiqué.

C’est chose faite puisque la Haute Autorité de santé (HAS) a livré, ce lundi 30 novembre 2020, son avis sur la question. "Compte tenu du nombre limité de doses qui seront disponibles au démarrage de la campagne de vaccination", la Haute Autorité de santé préconise la mise en place d’une stratégie en "cinq phases progressives". Parmi les publics prioritaires ? Les personnes âgées résidant en Ehpad, ce qui représente environ 750 000 personnes. La HAS recommande également de vacciner en priorité certains professionnels de santé, comme les salariés de ces établissements "qui présentent eux-mêmes un risque de forme grave (professionnels de plus de 65 ans et/ou avec comorbidité(s))". 

L’objectif de la Haute Autorité de santé est donc de "protéger en priorité les plus vulnérables et ceux qui s'en occupent", a confié Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de la Santé, lors d'une conférence de presse. 

Une fois les doses de vaccination plus importantes, il sera temps de passer à la "deuxième phase critique". Pour cette seconde étape, la HAS recommande de vacciner "les personnes ayant plus de 75 ans, puis les personnes de 65 à 74 ans ayant une comorbidité, puis les autres personnes de 65-74 ans". Par ailleurs, la Haute Autorité de santé rappelle qu’il faudra "poursuivre la vaccination des professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire, en priorisant les professionnels âgés de plus de 50 ans ou présentant une comorbidité".

Pour la troisième phase de cette campagne de vaccination contre le Covd-19, la HAS recommande de vacciner "l’ensemble des personnes plus de 50 ans ou de moins de 50 ans mais à risque de forme grave du fait de leurs comorbidités" ainsi que le personnel "issu de secteurs indispensables au fonctionnement du pays", comme "la sécurité ou l'éducation".

La HAS poursuit ses recommandations avec la quatrième étape visant cette fois-ci les Français très exposés au Covid-19 et "dont l’environnement de travail favorise une infection (contacts réguliers du public, milieu clos...) ou les personnes vulnérables ou précaires ayant un pronostic moins favorable en cas d’infection par la Covid-19 (résident en hôpital psychiatrique, sans domicile fixe, détenus...)".

Enfin, pour la cinquième étape, la HAS juge que "la vaccination des personnes de plus de 18 ans et sans comorbidité pourrait être initiée".

Et quid des moins de 18 ans ? « Il est souhaitable qu'il y ait rapidement une autorisation de mise sur le marché pour les moins de 18 ans » a indiqué ce lundi Daniel Floret, vice-président du Comité technique des vaccinations (CTV) lors d'une conférence de presse. « Il faut espérer que des études soient menées rapidement, car il y a certainement des enfants qui ont des comorbidités avec un risque peut-être moins important que certains adultes ou publics vulnérables, mais plus élevé que d'autres enfants », a-t-il ajouté.

On rappelle qu’Olivier Véran a indiqué ce dimanche 29 novembre dans un entretien au JDD vouloir prendre son temps et rassurer les Français quant au vaccin contre le Covid-19. L'objectif ? S'assurer de la fiabilité de celui-ci, avant de le proposer aux Français qui sont majoritaires à ne pas vouloir se le faire inoculer. Toujours dans le Journal du Dimanche, un sondage Ifop révèle en effet que 41% des Français ont l'intention de se faire vacciner contre le Covid-19.

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