Réchauffement climatique : 216 millions de réfugiés climatiques d'ici 2050, selon la Banque mondiale

Par Caroline J. · Publié le 14 septembre 2021 à 12h16
Alors que le réchauffement climatique inquiète chaque jour un peu plus les scientifiques, beaucoup redoutent une explosion du nombre de migrants climatiques. La Banque mondiale prévoit notamment l'exode d'environ 216 millions de personnes d’ici 2050.

Nicolas Hulot l’affirme depuis plusieurs années déjà. Si rien n’est fait rapidement pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, alors le pire est à venir. Invité le 23 août dernier sur BFMTV, l’ancien ministre d’État d’Emmanuel Macron a évoqué une "multiplication des exodes, des réfugiés climatiques". Un constat que confirme à son tour la Banque mondiale. Selon son dernier rapport publié le 13 septembre 2021, le changement climatique pourrait entraîner la migration de 216 millions de personnes d’ici 2050.

Il y a trois ans, la Banque mondiale avait déjà publié un premier rapport où les experts évoquaient 143 millions de "migrants climatiques" d’ici 2050, principalement sur trois grandes régions du monde : l'Afrique subsaharienne, l'Asie du Sud et l'Amérique latine. Pour ce nouveau rapport, les experts évoquent trois régions supplémentaires : l'Asie de l'Est et le Pacifique, l'Afrique du Nord ainsi qu’un vaste territoire regroupant l'Europe de l'Est et l'Asie Centrale.

Et ce chiffre de 216 millions de personnes déplacées en raison du changement climatique pourrait encore être plus élevé, si l’on y ajoute les migrants climatiques d'Amérique du Nord, des pays riches d'Europe ou encore du Moyen-Orient, où des catastrophes climatiques se multiplient ces dernières années.

"Le changement climatique est un moteur de migration de plus en plus puissant" a rappelé la Banque mondiale dans son rapport. Dès lors, les experts de l'institution ont insisté sur "l'urgence à agir". Selon Juergen Voegele, vice-président de la Banque mondiale chargé du développement durable dans le rapport, "si les pays commencent maintenant à réduire les gaz à effet de serre, les écarts en matière de développement, à restaurer les écosystèmes vitaux et aider les gens à s'adapter, la migration climatique pourrait être réduite d'environ 80%, à 44 millions de personnes d'ici 2050".

"La trajectoire des migrations climatiques au cours du prochain demi-siècle dépend de notre action collective sur le changement climatique et le développement au cours des prochaines années" a-t-il conclu.

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