COP26: ce qu'il faut savoir sur la conférence de l'ONU sur le climat qui s'ouvre dimanche à Glasgow

Par Caroline J. · Publié le 25 octobre 2021 à 09h34
Pendant près de deux semaines, les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) vont se réunir en Écosse à l’occasion de la COP26. Alors, à quoi faut-il s’attendre ? Quels sont les enjeux et le programme ? On vous dit tout sur la prochaine conférence de l'ONU sur le climat.

Six ans après la COP21 et l’accord e Paris et deux ans après la dernière conférence des Nations unies pour le climat, les dirigeants des pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques s'apprêtent à se retrouver en Écosse pour la COP26. Une nouvelle conférence très importante, alors que de plus en plus de scientifiques tirent la sonnette d’alarme quant à l’avenir de la planète.

La COP26 se déroulera du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow en Écosse. Et c’est au sein du Scottish Event Campus que les réunions et les discussions entre les différents chefs d’État et de gouvernement se tiendront.

Cette année, la Conférence des Parties (COP) sera présidée par Alok Sharma, ancien secrétaire d'État aux Affaires, à l'Énergie et à la Stratégie industrielle du Royaume-Uni. C’est le 8 janvier 2021 qu’il a été nommé président à temps plein de cette 26e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.

Comme les éditions précédentes, les "Parties" - pays ou organisations régionales signataires de la Convention-cadre - sont invitées à se rendre à cette COP26 ; elles sont au total 197. Les pays membres de l’Union européenne, dont la France et l’Allemagne, en font bien évidemment partie, mais aussi les États-Unis, la Chine ou encore l'Inde. Toutefois, en date du 15 octobre dernier, plusieurs dirigeants de ces pays conviés n’avaient toujours pas confirmé leur venue. C'était notamment le cas du président chinois Xi Jinping, du président russe Vladimir Poutine, du Premier ministre indien Narendra Modi ou encore du Premier ministre australien Scott Morrison. Un comportement qui avait d’ailleurs agacé Elizabeth II. "Nous ne connaissons que les personnes qui ne viennent pas... C'est vraiment irritant quand ils parlent, mais qu'ils n'agissent pas", avait lâché la reine d’Angleterre lors d’une discussion privée sur la COP26, captée le 14 octobre dernier.

COP26 : le programme et les enjeux

Côté programme, deux moments importants sont attendus lors de cette COP26, à commencer par la présence des chefs d'État et de gouvernement pour des déclarations, attendues à Glasgow du 1er au 2 novembre. L’occasion pour eux d’exposer leurs nouveaux engagements respectifs vis-à-vis du climat. Autres dates importantes ? Celles des 9 et 10 novembre, où là encore les chefs d'État et de gouvernement prendront la parole. Par ailleurs, tout au long de cette COP26, sont également programmés des débats, des conférences, mais aussi divers évènements ouverts au public

Mais alors, quels sont les enjeux de cette COP26 ? Lors d’un discours prononcé le 12 octobre dernier à l’Unesco, Alok Sharma a été clair : “Les dirigeants mondiaux doivent honorer la promesse faite ici à Paris” en référence à l’accord de Paris, et donc limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2, de préférence à 1,5 degré Celsius. “Les dirigeants mondiaux ont établi un consensus avec ambition et espoir, mais ce n’était que le début du chemin pour s’attaquer au changement climatique” a-t-il ajouté.

Pour arriver à respecter cet accord, le président de la COP26 a fixé quatre objectifs à chaque pays signataire, à savoir “la réduction des émissions, l’adaptation au changement climatique, le financement et la collaboration”.

Alok Sharma a également demandé aux pays riches, en l’occurrence les États membres du G7 et du G20, de suivre “la même voie” que d’autres pays comme le Bhoutan. Ce petit État de 750 000 habitants a en effet déjà atteint le niveau “net zéro” carbone.

Si certains attendent beaucoup de cette COP26, d’autres ont peu d’espoir. C’est notamment le cas de la militante suédoise Greta Thunberg. « Dans l’état actuel des choses, cette COP n’amènera pas de grands changements », a-t-elle confié le 16 octobre dernier à l’AFP.

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