Climat: le trou de la couche d’ozone plus grand que l'Antarctique, des scientifiques s’inquiètent

Par Caroline J. · Publié le 17 septembre 2021 à 11h30
« Plus grand que d’habitude ». Selon des scientifiques spécialistes du phénomène, le trou de la couche d’ozone est inhabituellement grand à ce stade de la saison, au point d'être désormais plus grand que l'Antarctique.

Le trou qui se forme dans la couche d’ozone chaque année entre juillet et septembre au-dessus de l'Antarctique est scruté de près par les scientifiques. Il faut dire que cette année, ce trou stratosphérique est « plus grand que d’habitude » selon ces derniers, au point d’être désormais plus important que le continent blanc d'une superficie de 14,2 millions km².

Pour rappel, la couche d’ozone, située à environ 11 à 40 km au-dessus de la surface de la Terre, agit comme un écran solaire pour la planète, la protégeant ainsi des rayons ultraviolets. Mais, en raison des activités humaines, un trou y apparaît à la fin de l’hiver austral. Cette année donc, ce trou stratosphérique est inhabituel et plus grand que l’Antarctique. D’après les chercheurs du service européen de surveillance de l’atmosphère Copernicus, le trou se développe cette année de façon rapide et dépasse désormais 75 % des trous dans la couche d'ozone enregistrés à cette période de l’année depuis 1979.

Dans les colonnes de The Guardian, Vincent-Henri Peuch, le directeur du service, a déclaré : « On ne peut pas vraiment dire à ce stade comment va évoluer le trou dans la couche d'ozone. Cependant, le trou de cette année est remarquablement similaire à celui de 2020, qui était parmi les plus profonds et les plus durables - il s'est refermé vers Noël - dans nos archives depuis 1979. »

« Le trou dans la couche d'ozone de 2021 figure désormais parmi les 25 % les plus importants de nos records depuis 1979, mais le processus est toujours en cours. Nous continuerons à suivre son évolution dans les semaines à venir » a-t-il ajouté.

D’autant plus que le phénomène pourrait encore s’aggraver dans la mesure où le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique atteint généralement son apogée entre la mi-septembre et la mi-octobre. Lorsque les températures commencent à augmenter dans la stratosphère à la fin du printemps de l'hémisphère sud, l'appauvrissement de la couche d'ozone ralentit, le vortex polaire s'affaiblit et finit alors par se décomposer. En décembre, les niveaux d'ozone reviennent alors généralement à la normale. 

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