Le Parlement interdit définitivement les thérapies de conversion

Par Graziella L. · Publié le 30 janvier 2022 à 16h37
Le Parlement a adopté définitivement une loi qui punit les thérapies de conversion, visant à imposer l’hétérosexualité aux personnes LGBTQIA+, de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

La décision était attendue par les personnes LGBTQIA+, le Parlement a adopté définitivement une proposition de loi qui interdit les thérapies de conversion. Le vote, unanime, rend illégales ces pratiques qui visent à imposer l'hétérosexualité aux personnes lesbiennes, gays, bi et transgenres et à modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, par le biais de violences.

"Plus personne ne pourra prétendre, sous peine de sanctions pénales, pouvoir guérir les LGBT", a applaudi la députée LREM Laurence Vanceunebrock. Ce texte créé un délit dans le Code pénal, qui punit les thérapies de conversion de deux ans d'emprisonnement minimum et de 30 000 à 45 000 euros d'amende.

En théorie, cette pratique était déjà illégale mais la base juridique n'étais pas assez solide. Les thérapies de conversion peuvent se manifester de différentes manières : harcèlement moral, violences, exercice illégal de la médecine, torture psychologique et/ou physique...

Le gouvernement avait déjà assuré de son soutien, la ministre déléguée à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, estimant que ces pratiques sont "l'antithèse de nos valeurs républicaines". Elle espère que l’adoption de ce texte permettra aux victimes de ces "pratiques barbares de passer plus facilement la porte d’un commissariat".

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