Guerre en Ukraine : les entreprises pénalisées par le conflit peuvent utiliser l'activité partielle

Par Cécile D. · Photos par Caroline J. · Publié le 8 mars 2022 à 20h24
Invitée sur LCI ce 8 mars 2022, Elisabeth Borne a tenu à rassurer les entreprises françaises : ceux "qui voient leur production arrêtée [en raison de la guerre en Ukraine] peuvent mobiliser de l'activité partielle de longue durée, c'est un outil qui protège 1,5 million de salariés aujourd'hui".

Matières premières, importations, exportations, énergie, main d'œuvre... De nombreuses entreprises françaises observent attentivement le conflit en Ukraine : leur activité peut être durement affectée par cette guerre. Selon Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), « on a environ 2 000 PME qui sont impactées, donc c'est très loin d'être neutre », affirme-t-il au micro de France Info.

Lors de sa dernière allocution, Emmanuel Macron a promis un « plan de résilience » pensé par le Premier ministre, pour limiter l'impact économique de cette guerre en Europe. En attendant les prochaines annonces de Jean Castex, les entreprises françaises sont donc dans l'expectative.

Pour tenter de les rassurer, Elisabeth Borne a promis que « les entreprises qui voient leur production arrêtée peuvent mobiliser de l'activité partielle de longue durée, c'est un outil qui protège 1,5 million de salariés aujourd'hui. » Interrogée sur LCI ce 8 mars 2022, la ministre du Travail assure que l'Etat investira dans les entreprises pour sauver les emplois, en prenant en charge une partie des salaires des employés qui ne peuvent pas travailler en raison de la guerre. Elisabeth Borne précise cependant que seulement quelques secteurs ciblés pourront avoir recours à ce dispositif.

Quels secteurs seront concernés ? Petites et grosses entreprises recevront-elles les mêmes aides de l'Etat ? A quelle hauteur le gouvernement va-t-il intervenir ? Jean Castex devrait répondre prochainement à ces questions dans les prochains jours : le chef du gouvernement et ses ministres se sont réunis ce mardi 8 mars, en fin d'après-midi. 

Attention cependant, Bruno Le Maire prévient : « Ce n’est plus le quoi qu’il en coûte qui reviendrait à jeter de l’essence sur ce qui flambe mais une réponse ciblée sur ceux qui souffrent le plus de cette situation. Et une réponse de long terme », avait-il indiqué lors du Salon de l'Agriculture, à nos confrères de Sud Ouest.

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