Covid : une campagne de vaccination plus lente en France ?

Par Laurent P. · Publié le 29 décembre 2020 à 13h52 · Mis à jour le 29 décembre 2020 à 21h28
Alors que la campagne de vaccination contre la Covid a débuté en France, dimanche 27 décembre 2020, beaucoup s'interrogent sur la vitesse de croisière prévue par la campagne nationale, plutôt lente par rapport à d'autres pays. On fait le point.

L'attente est enfin terminée ! Après des mois de recherche et un vaccin contre la Covid efficace, la campagne de vaccination contre le virus a été lancée, dimanche 27 décembre 2020, avec une toute première injection à Mauricette, ancienne aide ménagère de 78 ans qui devient donc la première personne à se faire vacciner contre le coronavirus en France. "Je suis émue", avait-elle par ailleurs déclaré au moment de l'injection.

Une campagne lancée en même temps que les autres pays européens, comme l'a voulu la Commission européenne, à travers la voix de sa présidente, Ursula Von der Leyen. Mais toutes les campagnes de vaccination vont-elles suivre le même rythme ? À l'heure où beaucoup de pays frappent fort dès le début et accélèrent les vaccinations, en France, on semble prendre son temps. Seulement quelques centaines de vaccinés fin décembre 2020, dans une vingtaine d'établissements à Paris, Lyon, Lille et Tours, et un palier franchi fin janvier 2021 avec plus de 1,8 million de personnes ayant reçu l'injection.

Comme l'expliquent nos confrères de LCI, cette campagne "au ralenti" est propre à la France, en raison d'une "procédure particulière". Et pour cause, "une consultation préalable à l’injection" est imposée, "afin d’informer chaque patient sur le vaccin ou d’identifier des contrindications comme d’éventuelles allergies". Une procédure qui peut prendre un certain temps : "On a rencontré toutes les personnes pour discuter avec elles de la vaccination. On a également pris contact avec toutes les familles, les personnes de confiance et les tuteurs", précise de son côté le professeur François Pulsieux, gériatre au CHU de Lille.

Une lenteur dans l'administration du vaccin qui peut également résulter des livraisons des doses, au compte-goutte, en fonction de leur validation par les autorités sanitaires et de leur mise sur le marché. "Il va y avoir des difficultés d’approvisionnement. On peut s’attendre à ce que les plans de vaccination des différents pays prennent du retard", explique de son côté Nathalie Coutinet, économiste. Pour rappel, plus de 200 millions de doses sont attendues sur le territoire français d'ici fin 2021, dont 12,5 millions pour le vaccin de Pfizer/BioNTech, soit largement de quoi vacciner toute la population.

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