Covid : l'injection des premières doses de vaccin reportée dans plusieurs régions

Par Laurent P. · Mis à jour le 29 janvier 2021 à 12h16 · Publié le 29 janvier 2021 à 12h14
La gestion des vaccins contre la Covid, une tâche plus complexe que prévu... Les ARS de plusieurs régions de France ont annoncé, jeudi 28 janvier, devoir reporter toutes les nouvelles premières injections du vaccin en raison des retards de livraison des produits de chez Pfizer et de chez Moderna. Un report qui doit également permettre aux personnes ayant déjà reçu la première dose de pouvoir avoir droit à la deuxième dans les temps impartis, avec le stock restant.

Après une accélération de la vaccination contre la Covid, un ralentissement qui arrive au mauvais moment... Les Agences régionales de Santé d'Île-de-France, des Hauts-de-France et de Bourgogne France-Comté ont annoncé jeudi 28 janvier devoir reporter de nombreux rendez-vous pour une première injection, en raison des retards de livraison des vaccins de Moderna et Pfizer, créant une pénurie et obligeant les centres de vaccination à revoir leur calendrier. Selon nos confrères du Parisien, la semaine passée, Pfizer a livré 200 000 doses de moins que prévu. De son côté, Moderna annonçait baisser de 25% les livraisons de son vaccin au sein de l'Union européenne pour le mois de février.

Un report qui devrait être de quelques mois, les centres visant pour certains le mois de mars quant à la prise de rendez-vous pour une première injection. Une volonté, surtout, de pouvoir respecter les directives du gouvernement. Et pour cause : Olivier Véran annonçait il y a quelques jours que le délai de 28 jours entre la première et la deuxième injection serait maintenu, allant à l'encontre des recommandations de la Haute autorité de Santé qui évoquait un délai de 42 jours - le maximum préconisé par les essais cliniques des laboratoires - pour pouvoir vacciner plus de personnes. Un arrêt des premières injections qui a donc pour but de permettre à ceux qui l'ont déjà reçu de pouvoir recevoir la seconde injection dans les temps, en fonction des stocks de prévus.

C'est le cas par exemple des Hauts-de-France qui, selon l'ARS, disposera pour le mois de février de 126 360 doses, moins qu'en janvier avec 129 515 doses administrées. Un stock prévisionnel qui ne servira donc que pour les secondes injections. Concernant les rendez-vous pour l'administration de la première dose, ils "seront déprogrammés et immédiatement reprogrammés à partir de la première semaine de mars", précise l'agence. En Île-de-France, l'ARS a encore un peu de marge, indiquant que certaines premières injections restent prévues "dans les 15 jours suivants au maximum". Et de préciser que ces premières doses seront réservées aux "publics prioritaires, et notamment les personnes âgées de plus de 75 ans".

Quoiqu'il en soir, ce sont "15 à 20 000 rendez-vous prévus cette semaine-ci" qui seront déprogrammés, explique l'ARS, qui précise que ces rendez-vous "devraient, pour l'essentiel, être fixés la semaine suivante et éventuellement la semaine du 22 février". "Cela va être dur pour ces patients et c'est très frustrant. Il faut réfléchir à un stock de secours pour certains d'entre eux", ajoute de son côté Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches. Au total, selon les doses reçues, 2,5 millions de personnes devraient être vaccinées d'ici la fin du mois de février. Olivier Véran, de son côté, entend toujours vacciner toute la population française d'ici la fin de l'été prochain. Un délai qui ne pourra pas être tenu si les livraisons ne s'accélèrent pas.

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