Coronavirus : en France, le taux d'incidence repasse au-dessus de 100, une première depuis septembre

Par Rizhlaine F., Cécile D. · Photos par Alexandre G. · Mis à jour le 16 novembre 2021 à 09h42 · Publié le 15 novembre 2021 à 19h28
La situation sanitaire face au coronavirus se dégrade en France. Pour la première fois depuis le mois de septembre, le taux d'incidence est repassé au-dessus des 100 cas pour 100 000 habitants.

En France, la situation face à l'épidémie de coronavirus continue de se dégrader et présente des airs de déjà-vu. Conformément aux estimations des scientifiques, une cinquième vague épidémique en automne se dessine de plus en plus. Alors que l'Allemagne enregistre un nombre record de nouvelles contaminations conduisant à l'instauration d'un pass vaccinal, en France l'évolution de la situation appelle à la vigilance.

Et pour cause, selon le dernier point épidémiologique de Santé Publique France, le pays voit son taux d'incidence national bondir : ce 15 novembre 2021, on enregistre plus de 100 cas pour 100 000 habitants. Au 1er novembre, le taux d'incidence était encore à 54 cas pour 100 000. Le nombre a donc presque doublé en seulement deux semaines, une hausse épidémique très inquiétante pour les autorités.

Mais les vagues se suivent et ne se ressemblent pas. Plus d'un département sur trois affiche désormais un taux d'incidence supérieur à 100 pour 100 000 habitants, dont l'Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Gironde, la Charente, la Creuse, le Lot-et-Garonne... D'autres départements sont sur le point de basculer, avec des taux aux alentours de 96-98%.

Désormais, les tranches d'âge les plus concernées sont de plus en plus jeunes. C'est chez les trentenaires que le taux d'incidence est le plus élevé avec 131 cas pour 100 000, suivi des quadragénaires (109) et les 20-29 ans (104). Pour ces trois tranches d'âges, cela représente une hausse de plus de 50%.

« J’aurais plutôt tendance à penser que l’épidémie ne va pas ralentir et même que la croissance actuelle est un peu sous-estimée, car on a encore un effet d’inertie des vacances scolaires », alerte l’épidémiologiste Pascal Crepey dans les colonnes du Parisien.

Certains experts réclament désormais de nouvelles mesures contraignantes pour ralentir la progression de l'épidémie. Si le gouvernement assure qu'un nouveau confinement n'est pas à l'ordre du jour, il n'écarte pas non plus totalement cette option...

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