Covid et troisième dose de vaccin : qui est concerné par le rappel ?

Par Laurent P., Rizhlaine F., Cécile D. · Mis à jour le 23 novembre 2021 à 11h56 · Publié le 23 novembre 2021 à 11h56
Alors que le nombre de cas de covid grimpe en flèche en France, la campagne de rappel pour une troisième dose de vaccin se poursuit. Lancée à la rentrée 2021, elle s'étend à de plus en plus de profils. Qui est concerné par cette 3e dose ? On fait le point !

Et de trois ! Près d'un an après le lancement de la vaccination contre le covid en France, la campagne de rappel a débuté depuis la rentrée 2021 pour une troisième dose. Celle-ci s'ouvre progressivement aux Français, et concerne en priorité les profils les plus fragiles. 

Dans un communiqué publié sur son site, la HAS recommandait d'administrer cette nouvelle dose en même temps que la campagne de vaccination pour la grippe, à la fin octobre. « La HAS propose, pour éviter tout retard à la vaccination antigrippale et simplifier le parcours vaccinal, de réaliser l’administration concomitante des vaccins contre la Covid-19 et contre la grippe saisonnière. Et ce, dès lors qu’une personne sera éligible aux deux vaccinations, la majeure partie des publics prioritaires de la vaccination antigrippale présentant également des risques de formes graves de Covid-19 », pouvait-on lire dans ce document.

Qui est concerné par cette troisième dose de vaccin ? Dans un premier temps, la Haute Autorité de Santé a dévoilé une liste précise des personnes qui doivent être vaccinées en priorité. Avant la fin 2021, ce sont surtout les personnes fragiles qui devront obtenir une piqûre de rappel pour réactiver leurs anticorps.

Sont concernés :

  • les personnes de 65 ans et plus,

  • les personnes souffrant de comorbidités,les mettant à risque face au virus, c'est-à-dire : 
    • les personnes atteintes de trisomie 21
    • les transplantées d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, 
    • les insuffisants rénaux (dialysés), 
    • les personnes présentant des affections préexistantes rares et graves ou des handicaps graves,
    • les personnes présentant un diabète (de type 1 et de type 2), 
    • personne souffrant d'une obésité (IMC > 30 kg/m2), 
    • personne souffrant d'un cancer,
    • personne souffrant d'une BPCO ou une insuffisance respiratoire, 
    • personne souffrant d'une insuffisance cardiaque, 
    • personne souffrant d'une hypertension artérielle compliquée, 
    • les personnes présentant une maladie hépatique chronique
    • personne souffrant de troubles psychiatriques, 
    • personne souffrant d'une démence, 
    • personne souffrant d'un antécédent d’accident vasculaire cérébral,

  • Les personnes souffrant de pathologies rares.

  • l'ensemble du personnel soignant

  • les proches de personnes immunodéprimées

Dans le détail, la Haute Autorité explique que les personnes de plus de 65 ans et les personnes présentant des comorbidités devraient recevoir une dose de rappel avec un vaccin à ARN messager, c'est-à-dire un vaccin Pfizer ou Moderna. L'institution précise : « cette dose de rappel doit être administrée après un délai d’au moins 6 mois suivant la primovaccination complète. »

Cet avis peut surprendre : en France, jusqu'à présent, le mélange des vaccins n'a été autorisé que pour une exception : les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose d'AstraZeneca ont dû recevoir une deuxième dose d'un vaccin à ARN Messager. Or, les personnes de plus de 65 ans ont majoritairement été vaccinées avec l'AstraZeneca. Il est donc curieux que la HAS recommande l'injection d'une troisième dose différente pour ces personnes.

Cependant, la HAS est formelle : quel que soit le vaccin reçu pour les deux premières doses, la piqûre de rappel se fera avec un vaccin à ARN Messager, ces vaccins étant jugés « tous les deux très efficaces contre les formes graves de Covid-19, y compris celles liées au variant Delta. »

Dans un dernier avis rendu public vendredi 19 novembre, la HAS recommande même aux personnes de plus de 40 ans de faire cette dose de rappel. De son côté, Olivier Véran a annoncé sur Twitter que cet avis serait étudié par le gouvernement rapidement. 

Conformément aux annonces d'Emmanuel Macron du mardi 9 novembre 2021, la campagne de rappel pour une troisième dose s'étend aux plus de 50 ans à partir de début décembre 2021 à condition que la deuxième injection date d'au moins six mois. En ce qui concerne les plus jeunes, le gouvernement souhaite d'abord évaluer l'efficacité du vacci de ce délai avant d'acter un calendrier plus large pour cette 3e dose. 

Informations pratiques

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