Covid et troisième dose de rappel de vaccin : qui est concerné ?

Par Cécile D. · Publié le 7 octobre 2021 à 14h22
La Haute Autorité de Santé a tranché : une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 est bien recommandée pour les publics les plus fragiles. Qui sont ceux qui devront recevoir cette troisième injection ?

Annoncée le 12 juillet dernier par Emmanuel Macron, la troisième dose de vaccin devient de plus en plus concrète : ce mardi 24 août 2021, la Haute Autorité de Santé s'est prononcée en faveur d'une 3e injection pour mieux protéger les personnes les plus fragiles face au virus.

Dans un communiqué publié sur son site, la HAS recommande d'administrer cette nouvelle dose en même temps que la campagne de vaccination pour la grippe, à la fin octobre. « La HAS propose, pour éviter tout retard à la vaccination antigrippale et simplifier le parcours vaccinal, de réaliser l’administration concomitante des vaccins contre la Covid-19 et contre la grippe saisonnière. Et ce, dès lors qu’une personne sera éligible aux deux vaccinations, la majeure partie des publics prioritaires de la vaccination antigrippale présentant également des risques de formes graves de Covid-19 », lit-on dans ce document.

Une question demeure toujours : qui est concerné par cette troisième dose de vaccin ? Dans ce même communiqué, la HAS dévoile une liste précise des personnes qui doivent être vaccinées en priorité. Avant la fin 2021, ce sont surtout les personnes fragiles qui devront obtenir une piqûre de rappel pour réactiver leurs anticorps.

Dans le détail, la Haute Autorité explique que les personnes de plus de 65 ans et les personnes présentant des comorbidités devraient recevoir une dose de rappel avec un vaccin à ARN messager, c'est-à-dire un vaccin Pfizer ou Moderna. L'institution précise : « cette dose de rappel doit être administrée après un délai d’au moins 6 mois suivant la primovaccination complète. »

Cet avis peut surprendre : en France, jusqu'à présent, le mélange des vaccins n'a été autorisé que pour une exception : les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose d'AstraZeneca ont dû recevoir une deuxième dose d'un vaccin à ARN Messager. Or, les personnes de plus de 65 ans ont majoritairement été vaccinées avec l'AstraZeneca. Il est donc curieux que l'HAS recommande l'injection d'une troisième dose différente pour ces personnes.

Cependant, la HAS est formelle : quel que soit le vaccin reçu pour les deux premières doses, la piqûre de rappel se fera avec un vaccin à ARN Messager, ces vaccins étant jugés « tous les deux très efficaces contre les formes graves de Covid-19, y compris celles liées au variant Delta. »

En fin de communiqué, la Haute Autorité de Santé donne donc une liste précise des publics fragiles, prioritaires pour cette dose de rappel : 

  • les personnes de 65 ans et plus,

  • les personnes souffrant de comorbidités,les mettant à risque face au virus, c'est-à-dire : 
    • les personnes atteintes de trisomie 21
    • les transplantées d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, 
    • les insuffisants rénaux (dialysés), 
    • les personnes présentant des affections préexistantes rares et graves ou des handicaps graves,
    • les personnes présentant un diabète (de type 1 et de type 2), 
    • personne souffrant d'une obésité (IMC > 30 kg/m2), 
    • personne souffrant d'un cancer,
    • personne souffrant d'une BPCO ou une insuffisance respiratoire, 
    • personne souffrant d'une insuffisance cardiaque, 
    • personne souffrant d'une hypertension artérielle compliquée, 
    • les personnes présentant une maladie hépatique chronique
    • personne souffrant de troubles psychiatriques, 
    • personne souffrant d'une démence, 
    • personne souffrant d'un antécédent d’accident vasculaire cérébral,

  • les personnes souffrant de pathologies rares.

  • l'ensemble du personnel soignant

  • les proches de personnes immunodéprimées

Malgré la volonté du gouvernement et l'avis de la HAS, il est possible que les Français ne reçoivent jamais de troisième dose. En effet, la Haute Autorité précise dans son communiqué que la mise en place de cette campagne de rappel dépend de l'avis de l’agence européenne du médicament. Elle seule peut valider - ou non - cette campagne. Pour cela, elle devra modifier les contrats de mise sur le marché des vaccins utilisés, pour inclure ces nouvelles doses. 

Informations pratiques

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