Covid : le pass sanitaire non exigé à l'entrée des parcs d'attractions à leur réouverture

Par Laurent P., Elodie D. · Photos par Laurent P. · Publié le 13 mai 2021 à 18h01 · Mis à jour le 15 mai 2021 à 08h58
Bonne nouvelle pour les parcs d'attractions ! Le SNELAC, le syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels, a annoncé que ceux-ci ne seraient pas soumis au pass sanitaire, après concertation avec les ministres Alain Griset et Jean-Baptiste Lemoyne. Une réouverture sans cette contrainte, possible dès le 19 mai sans les attractions, et le 9 juin avec.

On vous en parlait déjà en février : les parcs d’attractions et leurs saisonniers font partie des nombreuses victimes collatérales de la Covid. Une saison 2021 qui se complique donc, avec un retard sur les ouvertures des parcs saisonniers. Prévues comme chaque année début avril, ces réouvertures ont encore une fois dû être repoussées aux calendes grecques en raison de la crise. Mais l'attente pourrait bien arriver à son terme avec l'annonce du Président Emmanuel Macron d'un déconfinement progressif pour les différents secteurs fermés, dès la mi-mai. 

Les parcs d'attractions seront-ils de ceux qui pourront donc ouvrir en mai ? Il semblerait que oui ! Et pour cause : selon nos confrères de Tourmag, média spécialisé dans le tourisme, les parcs à thèmes pourraient rouvrir leurs portes dès le 19 mai, selon le calendrier présenté le 30 avril dernier par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme, aux représentants du secteur. En revanche, toujours selon le secrétaire d'État, les attractions ne pourraient rouvrir qu'à partir du 9 juin, lors de la troisième phase du déconfinement.

Une réouverture conditionnée à une jauge de visiteurs, 5000 par jour. En revanche, aucun pass sanitaire - prévu à l'origine au-delà de 1000 personnes accueillies - ne sera demandé si la visite n'est que d'une seule journée, comme l'a annoncé sur Twitter le SNELAC, le syndicat des parcs d'attractions. Concernant les visites de plusieurs jours, avec séjour en hôtel, rien n'a été précisé pour le moment, ni par le ministère, ni par le syndicat.

Et à partir du 30 juin, bonne nouvelle : la jauge saute, l'accueil pouvant se faire à 100% de la capacité des parcs. Un calendrier que les responsables du secteur attendaient avec impatience. "Nous continuons les discussions avec le ministère du Tourisme, notamment sur les protocoles sanitaires à mettre en place, mais nous n’avons aucun échéancier", expliquait ainsi Arnaud Bennet, directeur du parc le PAL en Auvergne et président du syndicat des parcs d’attractions (SNELAC), à nos confrères du Parisien, quelques semaines avant la tenue de ces discussions. 

Un secteur qui représentait 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, selon Capital, et qui reste en difficulté, malgré une réouverture prochaine. Et pour cause : le gouvernement leur a seulement promis une belle enveloppe pour couvrir les charges fixes, alors qu’ils font face à des charges d’exploitation. Il faut par exemple une présence permanente pour s’occuper des animaux dans les parcs zoologiques, et pour faire tourner les attractions afin de ne pas les laisser se détériorer. Quid de l'après-déconfinement, pour leur permettre de rebondir sans trop de casse ? "Le gouvernement nous a promis que les aides qui nous sont accordées ne seraient pas stoppées net en cas de réouverture, mais octroyées de manière dégressive. J’espère que ce sera bien le cas, au moins jusqu’en juillet. Sinon, certains parcs pourraient faire le choix de garder portes closes", explique Arnaud Bennet dans les colonnes du Parisien.

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Malgré l'attente d'une date de réouverture, ou grâce à cela, les parcs d’attractions se tenaient prêts à rebondir. Avec leur taille et leur caractère extérieur, ils espéraient bien ouvrir dès le 15 mai, pour le week-end de l’Ascension. « Ce que nous réclamons, c’est de faire partie du premier wagon des réouvertures. Un démarrage en juin, comme l’an passé, serait trop pénalisant économiquement. Nous souhaitons aussi des mesures adaptées à notre activité : une jauge pas plus sévère qu’en 2020, avec de la restauration à emporter dans le parc et de la restauration classique dans nos hôtels… L’an passé, nous avons prouvé que nos protocoles étaient au point : il n’y a pas eu de cluster chez nous », a également indiqué Arnaud Bennet à nos confrères du Parisien il y a quelques semaines.

Du côté des parcs, peu de communication non plus à ce moment-là. Ainsi, Nicolas Kremer, le directeur du Parc Astérix indiquait début avril à nos confrères d'Europe 1 ne pas avoir de calendrier : "Mon espoir le plus fou, c'est d'ouvrir la première quinzaine de mai", expliquait-il. Et de poursuivre : "Je sais que ça va être super compliqué, mais il faut rêver". En attendant, les réservations sont ouvertes pour le 10 mai, dans l'espoir d'une réouverture.

Même chose pour Disneyland Paris qui a fini par se lasser de donner une date de réouverture repoussée systématiquement aux calendes grecques. Dès lors, le resort a annoncé que ses deux parcs resteraient fermés jusqu’à nouvel ordre, en raison de la crise, mais continue d'entretenir ses attractions et infrastructures, tout en poursuivant les travaux en cours. Le parc a tout de même annoncé une "réouverture" de son hôtel Newport Bay Club dès ce samedi 24 avril, celui-ci devant servir de vaccinodrôme pour les habitants de Seine-et-Marne. Quoiqu'il en soit, leur sort devrait être fixé dans quelques jours, avec des annonces de réouverture pour chacun des parcs de France.

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