L'Union Européenne et l'espace Schengen rouvrent les frontières à 14 pays

Par Julie M., Caroline J., Elodie D. · Publié le 2 juillet 2020 à 08h42 · Mis à jour le 2 juillet 2020 à 12h33
La France et les autres états membres de l'UE ont ouvert leurs frontières extérieures à l'espace Schengen le 1er juillet 2020 à une quinzaine de pays. Dans un premier temps, seules les liaisons avec 14 pays sont possibles, mais ce nombre devrait augmenter rapidement avec des ouvertures de frontières revues et corrigées tous les 15 jours. Le Sénégal, qui ne fait pas partie de cette liste, a fait savoir qu’il appliquerait le principe de la réciprocité.

Alors que la France a ouvert ses frontières aux voyageurs de l'Union européenne le 15 juin, la réouverture de ses frontières extérieures Schengen se fait progressivement depuis le 1er juillet 2020

Dans un communiqué de presse dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 juin, les ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et de l’Intérieur, Christophe Castaner, ont précisé que "cette ouverture s’effectuera de façon progressive et différenciée selon la situation sanitaire des différents pays tiers, et conformément aux modalités qui auront été arrêtées au niveau européen d’ici là".

La liste des modalités à respecter pour ouvrir les frontières a été établie le vendredi 26 juin en soirée. Selon cette proposition, plusieurs critères épidémiologiques doivent être respectés pour être sur la liste des pays autorisés à atterrir en Union Européenne, notamment un taux de nouveaux cas de Covid-19 proche ou en dessous de 16 pour 100.000 habitants (moyenne dans l'Union européenne) sur les 14 derniers jours, avec une tendance à la baisse des nouveaux cas, ainsi que l'existence de mesures mises en place pour lutter contre la pandémie.

La liste validée comprend 14 pays, parmi lesquels l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l'Uruguay. Auxquels on ajoute Andorre, Monaco, le Vatican et Saint-Martin.

La Chine fait aussi partie de cette liste à condition qu'elle accepte une réciprocité. L'UE a fait savoir qu'elle ferme en revanche ses frontières aux voyageurs de 54 pays, dont les États-Unis, l'Inde, le Brésil et la Russie.

Comme les Etats-Unis, l'Inde ou encore le Brésil, le Sénégal ne fait pas partie de cette liste restreinte. Alors le pays compte appliquer le principe de la réciprocité. Le Sénégal annonce en effet qu'il ne rouvrirait pas son espace aux voyageurs en provenance des pays qui ne procèderaient pas de même avec lui. « Suite à la décision de l'Union européenne de bannir le Sénégal de la liste des pays autorisés à voyager dans son espace, l'Etat du Sénégal a pris la décision suivante : le principe de la réciprocité sera applicable à tous les Etats ayant pris des mesures à l'encontre du Sénégal », a fait savoir le ministère des Transports aériens sur sa page Facebook.

Pour rappel, l'espace Schengen était fermé au reste du monde depuis le 17 mars 2020 et devait le rester au minimum jusqu'au 15 juin. Mais, si le Code frontières Schengen impose aux états de se coordonner dans leurs décisions, en mars dernier, les différents pays ont fermé leurs frontières au reste du monde de manière unilatérale. En effet, la fermeture des frontières reste de la compétence des États.

D'ailleurs, la Grèce ne s'est pas empêchée de rouvrir ses aéroports aux vols provenant de la Chine, de Nouvelle-Zélande et de Corée du Sud dès le 15 juin alors que l'Union Européenne prévoyait un calendrier commun pour une ouverture au 1er juillet. L'objectif sous-jacent était de lancer — et sauver — la saison touristique, alors même que les états lancent des fonds d'aide au secteur, gravement touché par l'arrêt des voyages mondiaux.

D'autre part, le Royaume-Uni se prépare à assouplir la quarantaine instaurée depuis 3 semaines, à chaque arrivant sur son sol, pour une petite cinquantaine de pays, dont les principaux États de l'Union Européenne.

Selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), le retour à la normale des règles de circulation mondiale pourrait ne pas intervenir avant septembre.

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