Coronavirus : plusieurs ONG mettent en garde contre un "nationalisme vaccinal"

Par Caroline J. · Publié le 28 juin 2020 à 15h48 · Mis à jour le 29 juin 2020 à 09h23
Alors que la course au vaccin contre le nouveau coronavirus se poursuit, 13 responsables d'ONG mettent en garde contre un "nationalisme vaccinal". Ce dimanche 28 juin, ils lancent un appel dans le Journal du Dimanche afin que le futur vaccin soit accessible à toutes les populations à travers le monde.

Alors que le nombre de nouvelles contaminations au Covid-19 se multiplie dans certains pays, comme en Allemagne, au Portugal ou en Corée du Sud, les chercheurs poursuivent leurs efforts afin de trouver au plus vite un vaccin efficace contre le nouveau coronavirus. Une course contre la montre qui devient de plus en plus urgente alors que certains scientifiques craignent une éventuelle seconde vague cet automne.

Dimanche 28 juin 2020, 13 ONG ont lancé un appel pour que ce futur vaccin contre le nouveau coronavirus soit accessible à toutes les populations à travers le monde. Les dirigeants de ces ONG, dont font partie les ex-ministres Cécile Duflot (Oxfam) et Najat Vallaud-Belkacem (France One), mais aussi Thierry Allafort (Médecins sans frontières), Philippe de Botton (Médecins du monde), ou encore Florence Thune (Sidaction), mettent ainsi en garde contre un "nationalisme vaccinal". 

"Les craintes qu'un nationalisme vaccinal couplé à une course aux profits vienne entraver l'accès des personnes les plus exposées et démunies, notamment celles vivant dans les pays en développement, sont bien réelles", ont expliqué ces responsables d'ONG dans une tribune commune publiée dans le Journal du Dimanche

"Depuis deux mois, les sommets internationaux s'enchaînent et la France affiche sa volonté de rendre le futur vaccin contre le SARS-CoV2 accessible partout dans le monde" poursuivent-ils. Mais "en coulisses, une âpre compétition pour le développement et la mise en compétition des vaccins s'est ouverte entre les nations et les groupes pharmaceutiques" confient-ils.

"Nos associations ont l'expérience d'années de lutte pour l'accès aux traitements face à une industrie pharmaceutique peu scrupuleuse. Les mêmes erreurs ne peuvent se reproduire !", estiment ces ONG, qui soulignent que "pour faire des futurs vaccins un bien public mondial, il faut garantir des prix abordables pour tous les pays et toutes les populations".

On rappelle que la France s’est alliée à l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie au sein de l’Alliance inclusive pour un vaccin. Ensemble, ils ont récemment annoncé avoir signé un premier accord de principe avec le laboratoire AstraZeneca pour l’achat de plusieurs millions de doses de vaccins. 

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