Paris : Airbnb fera l’objet d’un référendum d’ici l’automne

Par Rizhlaine F. · Publié le 16 juillet 2020 à 16h17 · Mis à jour le 4 août 2020 à 17h13
Fraichement réélue, Anne Hidalgo la maire de Paris entend tenir parole concernant le référendum sur Airbnb promis lors de sa campagne. Celui-ci devrait-être organisé en automne 2020. Alors quelle sera la question posée concernant la célèbre plateforme ?

Airbnb n’est pas au bout de ses peines. La plateforme de location de logements avait déjà été mise en difficulté avec l’épidémie de coronavirus, la fermeture des frontières ainsi que le confinement. Elle avait par ailleurs du se séparer de 25% de ses effectifs.

À Paris comme dans beaucoup de villes touristiques, l’ère Airbnb n’aura pas eu que des avantages. D’une part, certains investisseurs ont fait l’acquisition de biens dans la capitale dans le but de les louer sur la plateforme. D’autre part, des propriétaires se sont également détournés de la location longue durée au profit de la location courte durée voire saisonnière. Deux facteurs qui compliquent la recherche de logement pour les (futurs) habitants de la capitale.

Au sein de certains voisinages, les locations airbnb n’étaient également pas toujours vues d’un très bon oeil. Les plaintes pour nuisances sonores, l’incessante ritournelle des bruits de valises dans les cages d’escaliers ou dans les cours, ainsi que les dégradations au sein des parties communes font partie des sources de discordes dans certaines copropriétés.

Un débat qui ne date donc pas d’hier. Néanmoins lors de sa campagne dans la course à la mairie de Paris, Anne Hidalgo avait promis d’organiser un référendum sur la question des locations Airbnb au sein de la capitale. Alors qu’elle est parvenue à décrocher son second mandat, elle entend tenir parole et cette consultation devrait avoir lieu en automne 2020. La question n'est pour l'heure inconnue mais selon les informations du Monde, elle pourrait-être la suivante : "Êtes-vous d’accord pour réduire la durée maximale de location autorisée ?"

Car si aujourd'hui la durée maximale correspond à 120 nuits par an pour une résidence principale, la maire de Paris souhaiterait voir ce chiffre réduit à 60 ou 30 nuitées. Si le gouvernement reste décisionnaire concernant cet encadrement, la Ville de Paris pourrait de son côté utiliser le résultat de ce référendum comme un argument en faveur de la baisse de ce plafond.

À terme l'objectif d'Anne Hidalgo serait la création d'une société d'économie mixte qui aurait pour but de racheter des logements destinés à accueillir des clients airbnb au profit des parisiens en quête d'une location. Elle affirme par ailleurs que les Airbnb représenteraient 26 000 logements au sein de la capitale. 

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