Coronavirus : Noël « se fera dans tous les cas de figure », assure Olivier Véran

Par Caroline J., Alexandre G. · Publié le 3 novembre 2020 à 15h00 · Mis à jour le 3 novembre 2020 à 16h33
Face à la propagation de l'épidémie de Coronavirus dans le pays, certains Français pensent déjà aux fêtes de fin d’année et craignent de ne pas pouvoir se retrouver en famille. Lors de sa dernière allocution, le président de la République Emmanuel Macron a gardé "l'espoir de célébrer Noël et les fêtes de fin d'année en famille", alors même que le reconfinement est entré en vigueur le 29 octobre 2020 à minuit. De son côté, le ministre de la santé Olivier Véran a prévenu que Noël « ne sera pas une fête normale », assurant toutefois que cette célébration « se fera dans tous les cas de figure ».

Comme dans d’autres pays européens, l’épidémie de Coronavirus poursuit sa propagation en France. Après avoir annoncé la mise en place d'un nouveau confinement, lors de sa dernière allocution présidentielle, Emmanuel Macron a confirmé qu'il souhaitait garder "l'espoir de célébrer Noël et les fêtes de fin d'année" en famille. 

C'est d'ailleurs l'horizon que le chef de l'État donne aux Français : tenir le temps du nouveau confinement jusqu'à Noël. L'idée est bien entendu de voir la situation sanitaire s'améliorer pour pouvoir enfin mettre le virus de côté et passer les fêtes de Noël tranquillement, en famille, sans la présence aussi vive du virus. 

De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a prévenu. Dans un entretien accordé à nos confrères du Journal du Dimanche, paru le 1er novembre, le ministre a confié que Noël « ne sera pas une fête normale ».

Une nouvelle fois interrogé à ce sujet le 3 novembre lors d'un déplacement dans un entrepôt des Banques alimentaires de Gennevilliers, le ministre de la Santé a assuré que « Noël aura évidemment lieu et se fera dans la joie», tout en précisant que le virus « sera toujours là ».

Concernant le réveillon du 31 décembre, Olivier Véran avait déjà indiqué qu'"il est difficile d'envisager de grandes soirées". Ce 3 novembre, il confirme. « Est-ce qu'on peut envisager sereinement que d'ici quelques semaines ou quelques mois, nous puissions nous retrouver tous dans des espaces clos avec des cinquantaines de personnes ? », s'est-il interrogé avant de répondre lui-même : « On sait très bien que la situation sanitaire ne permettra pas de le faire. Je pense notamment au nouvel an, par exemple, où on imagine assez facilement qu'il n'y aura pas de grandes salles avec des milliers de personnes ». Il a toutefois affirmé que cela « n'empêchera jamais de mener des célébrations, de se préparer, de fêter, de se retrouver, toujours en faisant attention à ne pas faire circuler le virus.»

Le choix de reconfiner n'est pas simple. Pourtant ces derniers jours, les pays européens sont de plus en plus nombreux à opter pour cette stratégie, comme la Belgique, le Royaume-Uni ou encore l'Autriche et le Portugal

C’est d’ailleurs l’un des arguments évoqués par certains économistes et responsables politiques. "Si nous unissons nos efforts pendant les six prochaines semaines, nous aurons l’occasion de célébrer Noël correctement", a ainsi déclaré le Premier ministre irlandais Micheál Martin pour justifier le reconfinement de son pays.

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé ses concitoyens à la responsabilité collective afin de sauver les fêtes de Noël. "Des mois difficiles se profilent devant nous. Comment sera notre hiver, comment sera Noël, tout cela sera décidé ces prochains jours et semaines, et ce sera décidé par notre comportement" a-t-elle ainsi confié. 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a lui aussi évoqué ces fêtes de fin d’année en début de semaine. "Tout ce que je peux dire à des millions de personnes qui se posent la même question, c'est que nous ferons de notre mieux pour essayer de nous assurer que la vie redevienne la plus normale possible pour Noël" a-t-il indiqué.

Fin septembre déjà, Abhijit Banerjee et Esther Duflo, Prix Nobel d'économie en 2019, plaidaient pour un reconfinement avant Noël. "Il faut décréter un confinement du 1er au 20 décembre pour éviter une recrudescence catastrophique du Covid-19 chez les personnes âgées après Noël".

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