Journée internationale des câlins : quels sont ses bienfaits sur notre santé ?

Par Cécile D. · Publié le 21 janvier 2021 à 12h00 · Mis à jour le 21 janvier 2021 à 12h00
La journée internationale des câlins, c'est ce jeudi 21 janvier ! En période de pandémie et de distanciation sociale, on se rend plus que jamais compte de l'importance de ces gestes d'affections. Mais en quoi les câlins sont bénéfiques pour nous exactement ?

Si l'on célèbre la journée internationale des câlins en ce 21 janvier, ce geste aussi anodin que vital pour nous est vu d'un mauvais œil en période d'épidémie de Covid-19. Sur CNews, la neuropsychologue Céline Rivière décrypte l'importance des câlins pour les humains - qu'ils soient jeunes ou non.

Le câlin est « complètement vital. Il nous remet en lien avec les autres. Quand on est privé de câlins, on se retrouve dans un état de stress et d’agressivité. On perd nos repères. L’homme est un animal social et sociable », affirme d'emblée la neuropsychologue. De fait, depuis la mise en place des gestes barrières et de la distanciation sociale, on note une forte hausse des cas de dépression et de mal être. Une situation qui s'explique par le manque de contacts physiques, selon Céline Rivière.

Les câlins ont un effet bien spécial sur le corps, puisqu'ils déclenchent « tout le système hormonal » : ce simple geste suffit à libérer de l’ocytocine (aussi nommée « hormone de l'amour »), « l’hormone de l’attachement et de l’apaisement », détaille-t-elle. L'ocytocine permet de contrer le cortisol, l'hormone du stress, et de « rebooster notre système immunitaire », ajoute la spécialiste. Ce dernier est très sensible à la fatigue, au stress, à l'énervement, et laisse plus facilement passer les microbes lorsque l'on se sent triste.

En d'autres mots, les câlins nous apaisent et aident notre corps à réguler les hormones.

Pour Céline Rivière, ce geste est ancré en nous, c'est un réflexe « inné, nécessaire et structurant ». Que ce soit à la naissance, lorsque la mère prend son enfant dans ses bras pour la première fois, lorsque l'on est jeune et que l'on a besoin de réconfort, ou lorsque l'on est plus grand, mais que l'on ose moins prendre les autres dans ses bras.

« Avec les années, on se soucie davantage du regard d’autrui. » Pourtant, « on a tout autant besoin de prendre l’autre contre soi avec ses bras, mais aussi avec son cœur, et ce, plusieurs minutes par jour », assure la neuropsychologue.

Si, cette année, vous ne pouvez pas vous balader avec une pancarte "câlins gratuits" dans la rue, vous pouvez toujours câliner ceux avec qui vous vivez, sans briser les gestes barrières.

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