Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo ne décolle pas dans les sondages

Par Alexandre G. · Publié le 28 janvier 2021 à 16h14 · Mis à jour le 28 janvier 2021 à 16h15
À moins de 15 mois des élections présidentielles, de récents sondages réalisés à l'échelle nationale attribuent à Anne Hidalgo entre 6 et 7% des intentions de vote au premier tour. Même si la maire de Paris n'est pas encore officiellement candidate, la course à l'Élysée semble d'ores et déjà jonchée d'obstacles.

Anne Hidalgo garde son costume d'outsider. Et c'est sans doute ce qu'elle souhaite, pour l'instant. À un peu plus d'un an des élections présidentielles de 2022, la maire de Paris multiplie les signes avant-coureurs d'une candidature pour la branche socialiste de l'échiquier politique. Un récent sondage Harris Interactive* lui attribue 6 à 7% des intentions de vote de la part des Français au premier tour.

Des chiffres surprenants, alors que la candidature d'Anne Hidalgo n'est toujours pas officiellement actée. Devant la maire de Paris, on retrouve à gauche le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon (10-11%) et le secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts Yannick Jadot (7-8%).

Pour les proches de la maire, ces sondages n'ont rien d'inquiétant. Bien au contraire. "On est à 15 mois de la présidentielle, et en pleine crise sanitaire, les Français n'ont pas du tout l'esprit à 2022" explique Patrick Bloche, l'adjoint chargé de l'Enfance dans les colonnes du Parisien. Avant de rappeler que "Anne Hidalgo n'a pas fait acte de candidature, dont tout ça est théorique". 

Même refrain chez les principaux responsables socialistes. "Cela indique que les Français ne sont pas prêts à juger un responsable uniquement sur sa personnalité et sa notoriété, ils veulent en savoir davantage sur la ligne, le projet", souligne Olivier Faure, premier secrétaire du PS, interrogé par le quotidien francilien.

Ça tombe bien : Anne Hidalgo prévoit de lancer dans quelques jours sa plateforme baptisée "Idées en commun", qui doit permettre de récolter des soutiens et des contributions citoyennes à l'échelle nationale. Sur le papier, cette grande consultation doit permettre "d'avancer sur des idées", confie l'entourage de la maire à l'AFP. Des idées pour la Ville, ou des propositions pour la France ? Étant donné que les ténors du PS s'accordent déjà sur le plan de bataille, on peut imaginer que la candidature n'est plus vraiment remise en cause. 

En ce sens, "il faut absolument qu'Anne Hidalgo se fasse connaître ailleurs qu'à Paris" explique un proche des socialistes au Parisien. Si cette même source admet que "ce sera difficile", l'agenda de la maire de Paris prouve bien qu'elle ne compte pas baisser les bras face au défi régional. À Rouen, le 11 février dans le cadre de l'Axe Seine, à Bordeaux en mars pour une réunion de l'Association internationale des maires francophones (dont elle est la présidente), mais aussi des visites à Nancy puis Montpellier au programme : Anne Hidalgo veut s'exporter partout en France. Sans plus tarder. 

Aussi, la candidature officielle d'Audrey Pulvar -ancienne adjointe en charge de l'agriculture urbaine- à la présidence de la région Île-de-France ressemble au crash test parfait pour tester la popularité de la maire au-delà de Paris intramuros. Un autre responsable socialiste résume la situation au Parisien : "si Audrey Pulvar perd, cela signera aussi la fin de tout espoir présidentiel pour Anne Hidalgo". Au contraire, si l'ancienne adjointe récolte un joli score, tous les voyants seraient bien au vert pour attaquer l'Élysée

*Sondage réalisé en ligne les 19 et 20 janvier par Harris Interactive auprès d'un échantillon représentatif de 1403 personnes, dont 976 inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas

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