Paris : le projet de construction des plus hautes tours de France à la Défense abandonné

Par Cécile D. · Photos par Caroline J. · Publié le 4 janvier 2022 à 17h28
Des tours jumelles hautes de 320 mètres, accueillant bureaux, commerces et résidences de luxe : tel était le projet rêvé par le promoteur immobilier russe Hermitage Plaza. Un projet retoqué par le conseil d'administration de Paris la Défense.

Elles auraient dû être les plus hautes tours de France - plus hautes même que la Tour Eiffel. Le projet Hermitage Plaza a été stoppé net ce 28 décembre 2021, par le conseil d'administration de Paris La Défense. Le conseil a décidé de ne pas approuver les promesses de vente initiées par le promoteur immobilier russe Hermitage, mené par Emin Iskenderov. Paris La Défense s'est justifié en expliquant que ce projet ne pourrait pas être mené « dans des conditions acceptables pour l'établissement public, eu égard notamment à l'absence de garanties financières et techniques fournies par le porteur de projet », rapporte BFMTV.

Le projet Hermitage Plaza devait donc mener à la création de deux tours de 320 mètres de hauteur, accueillant des bureaux, des hôtels, des résidences de luxe et des commerces. Ces tours jumelles auraient remplacé des immeubles et des logements construits à la Défense en 1974.

Ce programme de construction a démarré en 2007, et a rapidement été mis en pause : les habitants des immeubles qui doivent laisser place aux tours Hermitage se battent depuis plus d'une dizaine d'année pour conserver leurs logements. Une bataille juridique oppose donc Hermitage et le bailleur social Logis Transports, propriétaire des murs des immeubles existants.

L'objectif du promoteur russe était d'inaugurer ces tours en 2024, pour les JO de Paris. Hermitage a déjà investi 350 millions d'euros en 13 ans, et le projet global est évalué à 2,8 milliards d'euros. Emin Iskenderov n'entend donc pas abandonner aussi facilement : l'entreprise russe a décidé de mettre en demeure Paris La Défense pour relancer le projet.

Hermitage juge que les arguments du conseil d'administration du quartier sont « fallacieux », la société estime avoir fourni toutes les preuves nécessaires qu'elle était capable de mener à bien cette construction. « Hermitage a ainsi produit la preuve de l’engagement ferme d’un établissement financier international de premier plan de fournir le financement nécessaire pour qu’Hermitage s’acquitte de ses obligations au titre de la promesse de vente, soit un montant de 280 millions d’euros, offrant ainsi les garanties financières exigées », indique l'entreprise dans un communiqué partagé par le Figaro.

Si Paris La Défense ne revient pas sur sa décision, Hermitage prévoit de réclamer un milliard d'euros de dommages et intérêts, pour rupture abusive et déloyauté. 

Pour le moment, la tour First, située elle aussi à la Défense, conserve donc son titre de plus haute tour de France. Elle culmine à 231 mètres de haut. La tour Link, en construction à la Défense, devrait cependant la dépasser lorsqu'elle sera terminée : elle doit atteindre les 244 mètres de hauteur. 

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