Coronavirus : Regeneron, le cocktail d'anticorps injecté à Donald Trump finalement autorisé aux USA

Par Laurent P. · Publié le 22 novembre 2020 à 10h42 · Mis à jour le 22 novembre 2020 à 10h42
Bonne nouvelle pour la recherche dans la lutte contre le coronavirus... Le Regeneron a finalement été autorisé en urgence aux États-Unis le samedi 21 novembre 2020. Le laboratoire de biotechnologie Regeneron avait annoncé vendredi 30 octobre 2020 suspendre ses essais cliniques autour de son cocktail d'anticorps de synthèse, concernant de nombreux patients hospitalisés sous oxygène à haut débit, mais non intubés. Il s'agit du cocktail d'anticorps qu'avait reçu il y a plusieurs semaines le Président américain, Donald Trump, lors de son passage à l'hôpital, alors atteint de la Covid-19.

Nouveau coup de théâtre dans la recherche d'un traitement contre le coronavirus... Regeneron, laboratoire de biotechnologie américaine, reprend ses essais cliniques autour de son cocktail d'anticorps de synthèse samedi 21 novembre 2020. Ce traitement à l'étude, un cocktail d'anticorps monoclonaux, est celui qu'a reçu à Donald Trump lors du passage du Président des États-Unis à l'hôpital début octobre, alors atteint de la Covid-19.

Après ce test grandeur nature sur le Président américain, Regeneron avait déposé une demande d'autorisation conditionnelle auprès de la FDA, la Food and Drug Administration (l'Agence américaine du médicament), pour pouvoir être diffusé à grande échelle et administré aux patients atteints d'une forme légère ou modérée du coronavirus. Une suspension qui intervient brutalement, avec pour seule explication des équipes scientifiques un "signal de sécurité potentiel et un profil défavorable de risque/bénéfice".

À noter que pour qu'un essai clinique soit suspendu, il faut qu'il y ait un risque pour le patient ou que cet essai soit compromis de quelque façon que ce soit, par exemple lorsqu'un participant tombe malade, le temps de vérifier que la maladie ne soit pas un effet secondaire ou non. L'essai clinique de Regeneron n'est pas le seul à avoir été suspendu ces derniers mois : pour exemple, ceux du laboratoire AstraZeneca ou encore de Johnson & Johnson, qui depuis ont repris. Un autre essai autour des anticorps de synthèse, celui du groupe Eli Lilly, a également été suspendu il y a plusieurs semaines, comme nous le rappellent nos confrères canadiens de La Presse.

Les tests ont donc pu reprendre une fois qu'il a été démontré que l'administration de la combinasse des deux anticorps REGEN et COV2 réduit les hospitalisation des patients atteints par le coronavirus ainsi que les déplacement dans les services d'urgences des patients présentants des comorbidités.

Selon Stephen Hahn, le responsable de la FDA "Autoriser ces thérapies aux anticorps monoclonaux pourrait permettre à des patients d'éviter l'hospitalisation et d'alléger la charge qui pèse sur notre système de santé". Pour Leonard Schleifer, le président de Regeneron, c'est "une étape importante dans la lutte contre le Covid-19, car les patients à haut risque aux Etats-Unis auront accès à une thérapie prometteuse au début de leur infection".

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