Coronavirus : la France double son plan économique d'urgence

Par Alexandre G. · Publié le 10 avril 2020 à 14h35 · Mis à jour le 10 avril 2020 à 17h54
Face à la pandémie de coronavirus à l'origine d'une crise économique sans précédent, la France s'organise pour sauver son économie. En prévision d'une récession encore plus importante, le gouvernement double de 45 à 100 milliards d'euros son plan d'urgence et donne ses premières projections.

La France, face à "la plus grande récession depuis 1945". Tel est le principal message envoyé par Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ministres de l'Economie et chargé du Budget, à l'annonce du nouveau plan d'urgence ce jeudi 9 avril 2020 face à l'épidémie de coronavirus. Alors que le confinement devrait durer au delà du 15 avril 2020, le gouvernement anticipe une récession violente et double le budget initial prévu, afin de préparer une reprise à la normale plus lente que prévu. Un plan de relance à 100 milliards d'euros, qui peut encore évoluer en fonction de l'évolution de la crise sanitaire provoquée par le Covid-19

D'abord, les deux ministres ont souhaité mettre à jour leurs projections économiques. Outre l'annonce du nouveau budget, le gouvernement prévient d'une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée à 6% en 2020. Aussi, le déficit public devrait atteindre 7,6%, avec une dette à 112% sur l'exercice en cours. Enfin, plus important sur le court terme, la France entrerait déjà en récession au premier trimestre. Logique, lorsqu'on sait que l'épidémie de coronavirus a été identifiée à partir du 24 janvier 2020 dans l'Hexagone. Dans tous les cas, l'exécutif alarme à propos de la gravité de la récession à venir.  

En parallèle de ces prévisions, Bercy annonce  les grandes lignes de son plan d'urgence. Des 45 milliards d'euros initialement prévus, ce sont désormais 100 milliards d'euros qui viendront porter secours et soutenir l'économie française. Face à une crise d'une telle ampleur, il s'agit d'allouer encore plus de moyens, autant pour les entreprises que pour le report des charges, le chômage partiel ou encore le fonds de solidarité pour les très petites entreprises. Outre les dépenses "exceptionnelles" dédiées à la santé qui devrait passer de 2 à 7 milliards d'euros, Bruno Le Maire ne souhaite pas rentrer davantage dans les détails, tant que la question du "déconfinement" n'est pas vraiment à l'ordre du jour.  

En effet, les ministres alarment dans le même temps sur les variables, encore à ajuster. "Des inconnues demeurent" souligne le ministre de l'Economie. Seules certitudes, les dispositifs déjà planifiés à propos de l'ensemble des acteurs économiques seront massivement renforcés. Aussi, la politique économique de la France choisit clairement l'option de la dette, pour mieux se prévenir "des milliers de faillites". Des projections et des annonces toujours aussi volatiles, tant que le confinement dure. Et que la fin de la crise sanitaire et économique ne montre pas le bout de son nez. 

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