Covid : vaccination, AstraZeneca... le point d'Olivier Véran ce jeudi 22 avril

Par Laurent P. · Publié le 22 avril 2021 à 19h59 · Mis à jour le 23 avril 2021 à 09h42
À l'occasion d'une conférence de presse en compagnie de Jean Castex, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait le point ce jeudi 22 avril sur la vaccination en France et a répondu aux questions que se posent les Français, notamment sur l'accessibilité au vaccin et sur l'AstraZeneca. On fait le point !

Une campagne vaccinale qui se poursuit en France... Voilà en substance ce qu'a expliqué Olivier Véran ce jeudi 22 avril à l'occasion d'une conférence de presse, faisant le point sur l'évolution et l'épidémie et la vaccination en France. Tout d'abord, un point du Premier ministre sur la vaccination en France : "notre campagne de vaccination progresse, et elle progresse bien", a-t-il expliqué. Et de poursuivre : "D'ici la fin de la semaine, 14 millions de personnes auront reçu une première dose de vaccin contre le Covid, ce qui représente un quart de la population adulte".

Il continue : "nous affichons aujourd'hui un rythme de vaccination parmi les plus rapides d'Europe, qui nous permet de vacciner environ 2,5 millions de personnes chaque semaine. C'est le résultat d'une organisation et d'une logistique exemplaire". Et de rappeler l'engagement des soignants dans la campagne de vaccination.

Redorer l'image du vaccin AstraZeneca...

De son côté, Olivier Véran a préféré répondre aux questions des Français concernant la vaccination. Et d'évoquer de but en blanc le vaccin AstraZeneca, boudé par de nombreux Français, en rappelant son fonctionnement : "AstraZeneca, c'est un vaccin à l'action on ne peut plus classique", débute-t-il. Et de continuer : "C'est un vaccin qui va stimuler votre système immunitaire pour lui apprendre à reconnaitre le coronavirus si un jour il devait être en contact avec vous".

Le ministre de la Santé poursuit en évoquant les possibles effets secondaires, et s'est montré rassurant sur la question : "Dans moins de 10% des cas, vous pouvez avoir de la fièvre, ça passe avec du paracétamol rapidement et sans complications". Il continue : "Dans de très rares cas, il peut provoquer des thromboses, c'est-à-dire la formation de petits caillots qui peuvent aller boucher la circulation veineuse et provoquer pour le coup des effets indésirables plus graves, mais ils sont très rares. C'est cinq cas environ pour un million de personnes vaccinées".

Et de donner un exemple : "je vais vous donner une comparaison, si vous prenez l'avion pour traverser l'Atlantique, vous avez un risque également de faire des thromboses parce que vous allez être moins mobile et ce risque, il est 50 fois plus élevé que si vous vous faîtes vacciner par AstraZeneca". "En France, nous avons fait le choix de limiter ce risque en ne proposant le vaccin qu'aux Français âgés de 55 ans et plus", a-t-il également rappelé, tout en expliquant que "près de 50 000 Français ont été vaccinés avec AstraZeneca".

La vaccination ouverte à de nouvelles catégories de population

Olivier Véran a également évoqué l'ouverture de la vaccination, dès lundi 26 avril, aux personnes vivant avec une personne immunodéprimée, c'est-à-dire dans l'incapacité de faire face à des agents pathogènes, microbes et virus. "Quel que soit votre âge, si vous êtes majeur et que vous vivez sous le même toit qu'une personne souffrant d'immunodépression sévère, la vaccination vous sera ouverte à partir de lundi prochain, en AstraZeneca si vous avez plus de 55 ans, et en Pfizer ou Moderna si vous avez moins de 55 ans", explique-t-il.

Même chose pour les personnes souffrant d'obésité, qui devrait pouvoir être vaccinées dès la mi-mai : "l'obésité est en effet un facteur de risque de formes graves [...]. J'ai donc saisi les comités scientifiques pour déterminer quand et dans quelles conditions nous pourrons ouvrir la vaccination aux Français, qui bien qu'ayant moins de 50 ans, souffrent d'obésité sévère. La réponse ne va pas tarder, mais il est probable que nous puissions démarrer d'ici la mi-mai", a-t-il également indiqué.

Et sinon, pêlemêle, la vaccination des enfants qui n'est pas à l'ordre du jour, les soignants vaccinés au trois quarts ou encore des créneaux plus facilement accessibles aux personnes âgées n'ayant toujours pas pu se faire vacciner. De bonnes nouvelles, en somme, dans la lutte contre la Covid.

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