Grève nationale des périscolaires : les raisons de ce mouvement social

Par Cécile D. · Publié le 14 décembre 2021 à 17h32
Le personnel périscolaire est en grève, ces mardi 14 et mercredi 15 décembre 2021. Les syndicats dénoncent la précarité de leur profession.

Pas d'animations, d'aide au devoir ou de garderie après l'école ces mardi 14 et mercredi 15 décembre 2021 : les agents du secteur périscolaire sont en grève ces deux jours, suite à l'appel national des syndicats Snuter-FSU, CGT, CNT, Sud et du collectif France animation en lutte.

Les professionnels dénoncent la précarité du métier, renforcée par la crise sanitaire et économique. Le Snuter-FSU dénonce sur CNews « la charge de travail exponentielle, les sous-effectifs chroniques et les taux d'encadrement en perpétuelle diminution », des facteurs qui « ne permettent plus à tous les personnels de l'animation d'exercer leurs missions dans de bonnes conditions ».

« Si la crise sanitaire a servi de détonateur, la souffrance et la précarité durent, elles, depuis de longues années », renchérit le CNT dans un communiqué. Le syndicat demande « un vrai statut, plus d’heures, la fin des temps partiels subis (…) ou encore un vrai salaire pour pouvoir vivre décemment de (leurs) métiers ».

Des contrats en temps partiels, des contrats trop courts et précaires, des salaires bas et des moyens qui ne permettent pas d'effectuer « un réel travail éducatif » : les motifs de colère des grévistes sont nombreux.

Ces derniers ont prévu de se rassembler rue de Grenelle, devant le ministère de l'Education national, mercredi à 13 heures, pour faire entendre leurs revendications. 

Début décembre, le Snuter-FSU avait adressé une lettre au ministre de l'Education national et à la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, ainsi qu'à la secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse, Sarah El Haïry.

La secrétaire d'Etat a lancé les "assises de l'animation" en novembre dernier, un rendez-vous visant à réunir les représentants des collectivités territoriales et les associations employeuses sur la question des rémunérations et du temps partiel subi. Sarah El Haïry entend proposer un nouveau « plan d'action » à partir de février 2022 pour réformer ce secteur d'activité.

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