Coronavirus : déjà 20 000 volontaires pour tester les vaccins en France selon l'Inserm

Par Laurent P. · Publié le 12 octobre 2020 à 18h54 · Mis à jour le 12 octobre 2020 à 18h55
Les Français sensibles à la découverte d'un vaccin contre le coronavirus... L'Inserm a annoncé avoir recruté 20 000 volontaires, sur les 25 000 espérés, pour ses différents essais cliniques en France sur les tests de vaccins en cours de développement. Une bonne nouvelle qui va permettre aux chercheurs d'avoir un vrai panel, pour des résultats plus fiables.

Les essais sur plusieurs vaccins contre le coronavirus semblent particulièrement attendus, et pour preuve, l'Inserm qui a annoncé, seulement une petite semaine après avoir lancé sa campagne de recrutement, avoir reçu les candidatures de 20 000 volontaires pour entrer dans la dernière phase d'essais cliniques des différents vaccins développés dans le monde, sur les 25 000 espérés.

Une belle réussite, même, pour "une campagne menée uniquement par voie de presse", comme nous le rappellent nos confrères de Libération. Du côté de l'Allemagne ou des Pays-Bas, qui ont lancé une campagne similaire pour ces vaccins, c'est le même succès, toujours selon nos confrères de Libé. Mais un tel succès engendre aussi de grandes responsabilités, c'est pourquoi, pour pallier toutes les éventualités, les industriels vont devoir attendre deux mois après l'injection des dernières doses de vaccin au dernier volontaire pour soumettre une demande d'autorisation de production.

Même chose aux États-Unis : la FDA a publié des normes plus strictes à respecter avant l'obtention d'une autorisation de production, si bien que la commercialisation d'un vaccin pour les prochaines élections présidentielles, prévues le 3 novembre, comme le voulait Donald Trump, s'éloigne un peu plus chaque jour.

En Europe, on anticipe : l'agence du médicament a ainsi commencé à analyser les données déjà disponibles de deux candidats vaccins, celui d'AstraZeneca et de Pfizer/BioNTech, et, au cas où ceux-ci seraient validés, lancer plus rapidement la commercialisation. En quoi vont donc consister ces essais cliniques, pour lesquels 20 000 personnes se sont déjà portées volontaires ? Sur les volontaires de ces essais, tous ne recevront pas le même produit. L'idée est également de cibler les personnes dites "à risques" (personnes âgées, présentant des comorbidités, etc.), pour voir comment celles-ci réagissent au vaccin et à l'éventualité d'une exposition au virus.

Un avantage, et non des moindres : "pouvoir faire émerger des données comparables entre elles sur ces différents candidats vaccins", comme le soulignent nos confrères de Libé. Des essais qui devraient commencer d'ici la fin de l'année 2020. Pour rappel, une quarantaine de candidats vaccins sont en cours d'essais cliniques, à différents niveaux.

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