Vaccin contre la Covid : début des tests en France sur des volontaires, selon l'INSERM

Par Laurent P. · Publié le 3 décembre 2020 à 11h30 · Mis à jour le 3 décembre 2020 à 13h44
Les Français sensibles à la découverte d'un vaccin contre la Covid... L'INSERM a annoncé que le début des tests du vaccin sur les 41 000 volontaires inscrits devrait débuter mi-décembre, après avoir conclu plusieurs accords avec trois groupes pharmaceutiques ayant passé les phases d'essai clinique quant à leur candidat vaccin.

Les essais sur plusieurs vaccins contre la Covid semblent particulièrement attendus, et pour preuve, l'INSERM a annoncé avoir conclu un accord avec plusieurs laboratoires pour tester leurs produits sur plusieurs volontaires. Des tests effectués sur 41 000 candidats qui devraient débuter d'ici la mi-décembre 2020, avant une potentielle commercialisation. L'idée ? Comme l'indiquent nos confrères de Francetvinfo, "évaluer l'efficacité et la tolérance chez l'être humain".

En ce qui concerne les laboratoires ayant signé un accord avec l'agence de recherche française, on compte AstraZeneca, dont l'efficacité du vaccin a été évaluée à 90%, mais également celui de Janssen, laboratoire belge et filiale de Johnson & Johnson, actuellement en phase 3 d'essai clinique. Chacun sera inoculé à 1000 volontaires, pour une observation qui ira jusqu'à deux ans : "Il y a une surveillance immédiate après la vaccination et ensuite on revoit les participants. Et puis, il y a une surveillance plus prolongée qui dure entre un et deux ans, où on demande aux participants de nous informer de tous les évènements qui leur sont arrivés", explique Odile Launay, professeure pilotant ces tests. 

Concernant ces observations de l'INSERM, les candidats se verront administrer soit le vaccin, soit un placébo, et pourront reprendre une vie normale (ou du moins quasi normale, devant tout de même respecter les mesures sanitaires en vigueur). À noter qu'un troisième vaccin fera également partie de ces tests, celui de Moderna, en majorité sur des personnes de plus de 70 ans, pour savoir si celui-ci protège efficacement les personnes âgées.

Concernant le recrutement des volontaires, pour ces tests, L'INSERM indiquait en octobre dernier avoir reçu les candidatures de 20 000 volontaires pour entrer dans la dernière phase d'essais cliniques des différents vaccins développés dans le monde, sur les 25 000 espérés.

Une belle réussite, même, pour "une campagne menée uniquement par voie de presse", comme nous le rappelaient nos confrères de Libération. Du côté de l'Allemagne ou des Pays-Bas, qui ont lancé une campagne similaire pour ces vaccins, c'est le même succès, toujours selon nos confrères de Libé. Mais un tel succès engendre aussi de grandes responsabilités, c'est pourquoi, pour pallier toutes les éventualités, les industriels ont dû attendre deux mois après l'injection des dernières doses de vaccin au dernier volontaire pour soumettre une demande d'autorisation de production.

Même chose aux États-Unis : la FDA publiait il y a plusieurs semaines des normes plus strictes à respecter avant l'obtention d'une autorisation de production, si bien que la commercialisation d'un vaccin pour les dernières élections présidentielles, comme le voulait Donald Trump, n'était pas envisageable.

En Europe, on anticipe : l'agence du médicament a ainsi commencé à analyser les données déjà disponibles de deux candidats vaccins, celui d'AstraZeneca et de Pfizer/BioNTech, et, au cas où ceux-ci seraient validés, lancer plus rapidement la commercialisation. Une réponse devrait d'ailleurs, concernant les laboratoires ayant déposé une demande, arriver pour la fin du mois de décembre 2020. Pour rappel, une quarantaine de candidats vaccins sont en cours d'essais cliniques, à différents niveaux.

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