Éphéméride du 13 août à Paris : La mort d'Eugène Delacroix, rue de Furstemberg

Par Manon C. · Publié le 13 août 2021 à 00h01
Le 13 août 1863, le peintre Eugène Delacroix rendait son dernier souffle dans son appartement de la rue de Furstemberg, dans le 6e arrondissement de Paris.

Le 13 août 1863, aux aurores, Eugène Delacroix rend son dernier souffle au 6 de la rue de Furstemberg, dans l'appartement où il s'était installé en 1857, avec pour seule compagnie sa gouvernante, Jenny Le Guillou

Arrivé à Paris après une enfance heureuse, passée auprès d'un père, ministre des Affaires étrangères puis ambassadeur en Hollande, et d'une mère, fille d'une grand ébéniste au service du roi Louis XV, Eugène Delacroix s'installe avec cette dernière rue de l'Université et fréquente le lycée Impérial - l’actuel lycée Louis-le-Grand. Déjà passionné par le dessin, il entre en 1815 dans l’atelier du peintre Pierre-Narcisse Guérin, l'un des plus grands ateliers d'artistes de Paris, avec le soutien de son oncle, le peintre Henri-François Riesener. 

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Alors seulement âgé d'une vingtaine d'années, Eugène Delacroix présente à plusieurs reprises ses premières grandes oeuvres au Salon : Dante et Virgile aux Enfers en 1822, Scène des Massacres de Scio en 1824, puis Mort de Sardanapale en 1927. Rapidement remarqué par la critique, il est dès lors classé dans la catégorie des peintres romantiques et devient l'un des fers de lance d'une nouvelle génération d'artistes, inspiré par les oeuvres de Raphaël, de Michel-Ange ou encore de Rubens mais pétri par l'envie de bouleverser les règles académiques. 

L'un de ses tableaux le plus célèbre et le plus magistral, La Liberté guidant le peuple, qui s'inspire du soulèvement populaire parisien de juillet 1830, est exposé au Musée du Luxembourg puis à l’Exposition universelle de 1855 au cours d'une exposition à la gloire de ses oeuvres, avant d'être acquis par le Musée du Louvre en 1874. 

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Tout au long de sa vie, Eugène Delacroix réalise des décors monumentaux pour divers édifices parisiens, principalement religieux : le Christ au Jardin des Oliviers (1826) pour l’église Saint-Paul Saint-Louis, une Pietà pour l’église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, les décors du Salon du Roi au Palais Bourbon en 1834, le plafond de la Chambre des Députés en 1837 ou encore le décor de la bibliothèque du Palais du Luxembourg en 1845.

Il imagine également le plafond de la galerie d’Apollon du Musée du Louvre en 1850, les décors de la chapelle des Saints-Anges de l'église Saint-Sulpice en 1849 pour laquelle il conçoit le plafond ainsi que deux grandes peintures murales, La Lutte de Jacob avec l’Ange et Héliodore chassé du temple, ainsi que les peintures décoratives du Salon de la Paix de l’Hôtel de Ville en 1854 qui seront malheureusement détruites en 1871 lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville durant la Commune de Paris. 

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Occupant successivement dix logements et six ateliers à Paris, c'est au 6 rue de Furstemberg qu'Eugène Delacroix rend l'âme le 13 août 1863. Un lieu mythique au jardin verdoyant qui deviendra, en 1932, le Musée Delacroix

Informations pratiques

Lieu

Paris
75 Paris

Plus d'informations
Portrait d'Eugène Delacroix par Pierre Petit. Musée Carnavalet

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