4e dose : "Pour l'instant, les résultats scientifiques ne sont pas là", d'après Olivier Véran

Par Manon C. · Publié le 25 janvier 2022 à 11h43
Alors que la France est toujours en train de vacciner les 3e doses, aux côtés des premières et deuxièmes injections, la question de la 4e dose se pose, bien que "pour l'instant, les résultats scientifiques ne sont pas là", d'après Olivier Véran.

Le 21 décembre dernier, le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, annonçait que tous les Israéliens de plus de 60 ans, mais également le personnel médical et les personnes immuno déprimées, allaient pouvoir recevoir une 4e dose de vaccin, au minimum quatre mois après leur troisième dose, afin de faire face à la propagation du variant Omicron dans le pays. 

Une mesure qui n'est pas passée inaperçue en France : la campagne de la 3e dose tout juste lancée, des discussions sur une quatrième dose émergeaient déjà. Dès le mois de décembre, Olivier Véran admettait que la mise en place d'une deuxième dose de rappel était possible en France.

Le 6 janvier dernier, Jean Castex admettait, par ailleurs, que le gouvernement n'attendait que l'aval des autorités sanitaires pour lancer une nouvelle campagne de vaccination. "Les Israéliens l’ont fait après avis de leurs autorités sanitaires (...). Dès que nos autorités sanitaires auront dit oui, probablement pour les personnes les plus fragiles, si on nous dit 'on y va', nous irons" déclarait-il.

Puis, le 11 janvier 2022, le ministère de la Santé indiquait, lors d'un point presse, que la question de la 4e dose à destination des personnes âgées et à risque était actuellement étudiée par les autorités sanitaires françaises. "Le COSV (Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, NDLR) doit rendre un avis sur ce sujet et nous avons également saisi la Haute autorité de santé sur la question de la quatrième dose." a indiqué le ministère qui attend de ces organismes la "conduite à tenir". 

Invité de l'interview matinale de LCI, Olivier Véran a reconnu, ce mardi 25 janvier 2022, qu'elle "n'aura[it] de sens que si elle permet de protéger les plus fragiles. Si les scientifiques décident qu'elle n'est pas nécessaire pour tout le monde, nous ne la ferons pas (...) Nous attendons les études des scientifiques et avançons au fur et à mesure." Et de poursuivre : "J'attendrai le temps qu'il faudra pour avoir avoir une base scientifique établie sur ces questions. Pourquoi ? Parce que pour l'instant, les résultats scientifiques ne sont pas là."

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