Si vous aimez explorer les spécialités de l’Île-de-France, au-delà des grands classiques parisiens, alors ce gâteau pourrait bien titiller votre curiosité gustative. Du côté des Yvelines, une douceur née juste après la guerre, en 1946, est devenu une spécialité phare originaire de la ville de Rambouillet : le Rambolitain. À la fois moelleux, praliné, croquant, ce dessert né dans les années 40 est une vraie madeleine de Proust locale, portée par un artisanat familial et une recette jalousement conservée.
Le Rambolitain aurait été imaginé par Noël Paquet, alors artisan dans la Pâtisserie C. Paquet qui était située 6, rue du Général‑de‑Gaulle à Rambouillet. Depuis 1946, sa recette serait restée inchangée : une pâte de macaron fine et croquante, surmontée d’une crème légère au praliné, puis saupoudrée d’amandes et de noisettes torréfiées. Désormais la boulangerie est définitivement fermée, après plus de 70 ans. En 1996, l’ancien maire et sénateur Gérard Larcher aurait célébré le cinquantième anniversaire du Rambolitain et élevé cette pâtisserie au rang de spécialité gastronomique locale. Depuis lors, on la retrouverait même sur les tables des réceptions officielles de la région.
Alors comment le Rambolitain a-t-il su conquérir son public ? La combinaison d’une pâte de macaron légère et d’une mousse pralinée délicate donne au gâteau une texture moelleuse tout en restant aérienne. Le praliné traditionnel, les amandes espagnoles, les noisettes du Piémont et le beurre grand cru garantiraient une noblesse gustative rare. La version chocolatée aurait été envisagée, mais le public aurait continué à plébisciter le Rambolitain au praliné, conformément à la recette originale transmise de génération en génération chez les Paquet.
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