Imaginez Paris au milieu du XVIIIᵉ siècle : les immeubles restent modestes, les monuments ne s’élancent pas vers le ciel comme aujourd’hui. Le projet du Panthéon démarre en 1758 sous la direction de l’architecte Jacques‑Germain Soufflot, sur la Montagne Sainte‑Geneviève dans le 5ᵉ arrondissement. Le bâtiment mesure environ 83 m de haut (dôme compris) selon certaines sources. Avant l’avènement de la Tour Eiffel en 1889, le Panthéon est reconnu comme l’un des monuments permettant une belle vue panoramique sur la capitale.
On parlera de “point de vue” ou “monument élevé”, mais pas pour affirmer qu’il était le plus haut de tous les bâtiments de Paris – les relevés précis ne sont pas toujours disponibles, et d’autres collines ou bâtisses pourraient rivaliser en altitude. Quelques sources indiquent d’ailleurs que le véritable point culminant de Paris en terme d’altitude naturelle n’est pas la Montagne Sainte‑Geneviève mais une autre butte. Donc, on parlera plutôt du Panthéon comme “un des plus hauts points de vue accessibles dans Paris intra‑muros” avant que la Tour Eiffel ne vienne redéfinir le ciel parisien.
Une anecdote pittoresque
Il se raconterait que des Parisiens du XIXᵉ siècle, souhaitant admirer le coucher de soleil sur la capitale, se rendaient à la terrasse du Panthéon ou aux environs de sa coupole (dans l’autorisation du lieu) pour profiter d’un panorama rarissime à l’époque. Le silence des rues, le fleuve, les toits de Paris encore peu hauts : un spectacle simple mais exceptionnel. Puis vint la Tour Eiffel – et la perspective changea : un nouveau géant métallique s’élança, établissant un nouveau record de hauteur et éclipsant un peu l’ancien « belvédère ».
Le Panthéon reste un lieu chargé de mémoire : néoclassique, rempli d’histoire, il accueille les grands personnages de la nation. Pour qui se trouve aujourd’hui sur la place du Panthéon ou monte au dernier étage accessible, l’impression d’être “au‑dessus” de Paris persiste, bien que désormais concurrencée par bien d’autres points de vue. Et cela rappelle que avant la verticalité métallique de la Tour Eiffel, le paysage parisien avait ses propres “hauteurs” symboliques, construites en pierre, en fer – ou en regard vers les toits.
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