Cette église en face de Notre-Dame, l'une des plus anciennes de Paris, abrite un trésor byzantin

Par Graziella de Sortiraparis · Photos par Graziella de Sortiraparis · Mis à jour le 29 avril 2026 à 13h25
À l'ombre du square René-Viviani, l’église Saint-Julien-le-Pauvre défie le temps avec une discrétion fascinante. Si sa façade semble modeste, elle abrite l'un des trésors liturgiques les plus singuliers de Paris : une iconostase monumentale. Une parenthèse sacrée à quelques pas de l'agitation touristique des quais de Seine.

Située dans le square René-Viviani, juste en face de la cathédrale Notre-Dame de Paris, l’église Saint-Julien-le-Pauvre semble cachée dans son ombre. Pourtant, ce joyau gothique du XIIe siècle, aujourd’hui affecté au culte melkite, est l’une des églises les plus anciennes de Paris. Nichée dans l'un des squares touristiques de la capitale, elle possède une histoire étonnante, très liée à son quartier.

Le siège agité de l'Université

Au Moyen Âge, Saint-Julien-le-Pauvre n’était pas qu'un lieu de prière. C’était le point de ralliement officiel des étudiants et des maîtres de l'Université de Paris (la future Sorbonne). C’est ici qu’on élisait le recteur et qu'on tenait les assemblées générales. Mais les étudiants de l’époque n'étaient pas toujours des enfants de chœur. En 1524, une assemblée a tourné au chaos total : les étudiants ont littéralement saccagé l'église lors d'une réunion particulièrement houleuse.

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Cet événement a marqué le début d’un long déclin pour l’édifice, qui a même servi d’entrepôt de sel au XVIIe siècle. L’église que l’on voit aujourd’hui est d’ailleurs plus petite que l’originale : pour la sauver de la ruine, on a dû supprimer les premières travées de la nef.

Une frontière sacrée

Aujourd'hui, l'ambiance y est radicalement différente. Depuis 1889, elle accueille la communauté grecque-catholique melkite. Dès l'entrée, le regard est happé par l'iconostase, cette imposante cloison de bois ornée d'icônes qui sépare la nef (où se tiennent les fidèles) du sanctuaire (réservé au clergé). Installée en 1900, elle est l'élément central du culte byzantin.

Contrairement aux églises romaines où le chœur est ouvert à la vue de tous, l'iconostase crée un mystère : elle symbolise la séparation entre le monde visible et le monde divin. Les portes royales, au centre, ne s'ouvrent que lors des moments clés de la liturgie, offrant un aperçu furtif sur l'autel. Ici, pas d'orgue : la musique est uniquement vocale, héritière des traditions musicales du Proche-Orient, offrant une expérience spirituelle radicalement différente des églises voisines.

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Informations pratiques

Lieu

Rue Saint-Julien le Pauvre
75005 Paris 5

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