Albert Camus a vécu Paris comme on traverse un nouveau monde. Arrivé en 1940, il fait de Montmartre le lieu où son roman L’Étranger voit le jour dans une chambre d’hôtel simple, loin des feux littéraires. Son installation à l’hôtel Madison, ses dîners dans les cafés de Saint‑Germain-des-Prés, ses engagements clandestins et son travail chez Gallimard dessinent une cartographie intime de Paris, tel un prolongement de sa pensée et de sa rébellion.
Ces lieux ne sont pas que de simples adresses, ce sont des jalons littéraires et humains où ressentir l’éveil d’un auteur confronté à l’absurde, mais épris de dignité humaine. Dans sa fragilité et sa lucidité, Camus a interrogé la condition humaine avec une rigueur morale rare. Paris, ville de l’exil, lui a offert un décor contrasté où chaque café, chaque chambre, chaque rue lui donnait l'occasion de penser, d’écrire et de résister.
Suivre les traces d'Albert Camus à Paris, c’est arpenter une ville à la fois lumière et ombre et redécouvrir une capitale qui devint le théâtre d’une œuvre universelle.
Romancier, dramaturge, philosophe et journaliste majeur du 20ᵉ siècle, Albert Camus (1913–1960) est né en Algérie. En 1957, il remporte le Prix Nobel de littérature pour "l’éclat de ses écrits". Ses œuvres emblématiques - L’Étranger, La Peste, Le Mythe de Sisyphe - explorent l’absurde, la révolte et l’humanité.
Son engagement politique, notamment dans la Résistance puis comme directeur de Combat, ainsi que son attachement à la justice expliquent l’impact durable de sa pensée littéraire et morale, encore aujourd'hui.
L'Hôtel du Poirier à Montmartre (16, rue Ravignan, 18ᵉ arr.). C’est dans cet hôtel de la Butte Montmartre, aujourd’hui disparu, qu'Albert Camus, arrivé en mars 1940, termine le premier brouillon de L’Étranger, jetant ici les fondations de son œuvre la plus célèbre.
L'Hôtel Madison à Saint-Germain-des-Prés (6ᵉ arr.). En juin 1940, il s’établit dans la chambre 65 et achève définitivement L’Étranger.
Le domicile de Marguerite Duras (5 rue Saint‑Benoît, 6ᵉ arr.). Camus est engagé dans la Résistance et sert de guetteur pour un réseau clandestin qui se réunit alors chez l'écrivaine française. Cet engagement débouche sur son rôle central dans le journal clandestin Combat.
Les Editions Gallimard (5, rue Sébastien-Bottin, 7ᵉ arr.). Lieu de son travail éditorial, il y exerce la fonction de directeur de collection, publiant ses œuvres majeures à partir de 1943.
La rue Albert‑Camus (10ᵉ arr.). Créée en 1978 et inaugurée en 1984, cette rue porte fièrement son nom. On y trouve une plaque de rue et une sculpture de Michel Poix à l’entrée.
Les cafés de Saint‑Germain‑des‑Prés (6ᵉ arr.). La brasserie Lipp, le Café de Flore, la Palette... Ces établissements, au cœur de la vie intellectuelle germanopratine, accueillent les débats de Camus, Sartre, Beauvoir ou encore René Char.
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Lieu
Montmartre
Montmartre
75018 Paris 18











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