Paris est le décor d’une trajectoire littéraire unique : celle d’une jeune femme devenue icône, grâce à quelques pages rédigées à la terrasse d'un café et dans un appartement bourgeois du 7ᵉ arrondissement.
Françoise Sagan passa sa vie à parcourir la Ville Lumière, d'appartements en hôtels particuliers, de la rue de l’Université à la rue de Bourgogne, du boulevard Malesherbes à Saint-Germain-des-Prés, de la rue d'Alésia à l'hôtel Lutetia.
Sa trace parisienne est double : intime et officielle, feutrée et publique. Des lieux parisiens qui racontent une femme libre, entre les appartements où est né son succès, les clubs de jazz où elle vivait des nuits agitées et les demeures bourgeoises d’une romancière au style raffiné.
Partez à la découverte de ce Paris à la fois mondain et secret, celui de celle qui décrivait la mélancolie avec beauté.
Figure majeure de la littérature française du 20ᵉ siècle, Françoise Sagan (1935–2004) a été révélée à tout juste 18 ans grâce à Bonjour Tristesse, publié en 1954 ; un roman immédiatement salué par la critique pour son écriture précise, son esprit mondain et son regard acéré sur la jeunesse bourgeoise. Tout au long de sa carrière, elle dévoile un univers littéraire mêlant mélancolie, liberté, enchantement et désillusion... à l'image de sa propre vie à Paris.
Le 167 boulevard Malesherbes (17ᵉ arr.). C’est dans cet appartement, dans lequel la famille s'installe après la seconde Guerre mondiale, que Sagan écrit Bonjour Tristesse à l'été 1953. Une plaque y commémore cette étape capitale de son œuvre.
Le 35 rue de l’Université (7ᵉ arr.). Après son mariage, elle vit à quelques pas des bureaux de Julliard, son éditeur. C’est là que le manuscrit de Bonjour Tristesse arrive, déclenchant son destin littéraire.
Le 52 rue de Bourgogne (7ᵉ arr.). Il s’agit d’une adresse clé liée à sa vie parisienne et sociale, proche de ses amies Juliette Gréco et Régine et des soirées effervescentes de Saint-Germain-des-Prés.
Le 25 rue d’Alésia (14ᵉ arr.). À partir de 1975, Sagan s’installe dans ce bel hôtel particulier, partagé avec des proches (notamment l'écrivain Bernard Frank). Un lieu de vie mondaine et culturelle très animé qui raconte ses années de fêtes.
L'hôtel Lutetia (6ᵉ arr.). Sagan séjourne un mois à l’Hôtel Le Lutetia, lieu prestigieux de la Rive Gauche.
Le 73 rue de Lille (7ᵉ arr.). Sa dernière résidence personnelle dans Paris est l'hôtel particulier de Montgascon, aujourd’hui lieu d’événements privés.
L'avenue Foch (16ᵉ arr.). Condamnée pour n'avoir pas déclaré plusieurs millions de francs au fisc, Sagan est forcée de quitter son appartement de la rue de Lille. Elle est accueillie et entretenue, entre 1999 et 2004, par sa compagne Ingrid Mechoulam jusqu'à son décès. Grand de 280m2, ce dernier refuse parisien devient un lieu de réceptions mémorables et de soirées d'anthologie où sont conviés artistes, comédiens, auteurs et chanteurs.
Le Café Cujas, dans le Quartier Latin (5ᵉ arr.). C’est à la terrasse de ce café voisin de la Sorbonne, aujourd'hui disparu, que Françoise Sagan, alors étudiante, esquisse Bonjour Tristesse.
Le Tabou et le Club Saint-Germain (6ᵉ arr.). Dans les années 1950, Sagan fréquente ces lieux aujourd'hui disparus où la musique et la littérature se mêlent, aux côtés de Boris Vian, Juliette Gréco et d'autres icônes.
Chez Régine (8ᵉ arr.) et le New Jimmy’s (124 boulevard du Montparnasse, 14ᵉ arr.). Les deux boites de nuit ouvertes par la chanteuse Régine, fréquentées par l'auteure et le gratin parisien.
Castel (6ᵉ arr.). A deux pas du Café de Flore, Castel est la discothèque où voir et être vu, et l'on y croise tout aussi bien Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve, Johnny Hallyday, Jean-Paul Belmondo, Françoise Hardy... que Françoise Sagan, véritable noceuse.
La médiathèque Françoise Sagan (10ᵉ arr.). Inaugurée en 2015, cette médiathèque de 2 500 m² répartis sur cinq niveaux, rend hommage à son nom et ouvre la littérature à tous les publics, dans un bâtiment en partie classé.
Lieu
Hôtel Le Lutetia
45 Boulevard Raspail
75006 Paris 6



















