La petite histoire du mobilier parisien : le kiosque à journaux, pour lire la presse dans la rue

Par Graziella de Sortiraparis · Photos par Laurent de Sortiraparis · Mis à jour le 31 décembre 2025 à 15h
C’est une silhouette familière, couronnée d’un dôme à écailles, qui semble veiller sur nos infos. Le kiosque à journaux est bien plus qu’un point de vente : c’est une institution parisienne. Hier en fonte ornée, aujourd'hui réinventé, il reste le dernier bastion du papier dans un monde numérique, un lieu d'échange où l'on prend le pouls de la capitale.

C’est à Paris, dès 1857, que les premiers kiosques officiels font leur apparition sur les boulevards. Avant cette date, la presse se vendait à la sauvette ou sur des tréteaux précaires. C’est l’architecte Gabriel Davioud, sous l'égide du Baron Haussmann, qui dessine le modèle classique en fonte, reconnaissable à son toit bombé et sa couleur verte. Le but ? Organiser la vente des journaux, protéger les vendeurs des intempéries et offrir aux nouvelles un écrin digne de la modernité parisienne.

Un design entre tradition et polémique

Le kiosque a toujours été au cœur des débats parisiens. Pendant plus d'un siècle, le modèle de Davioud avec ses frises et sa marquise ornée a incarné le romantisme du vieux Paris.

Pourtant, en 2018, un tournant majeur a eu lieu : la ville a remplacé les anciens kiosques par un modèle plus moderne, dessiné par Matali Crasset. Ce nouveau design, plus lumineux et ouvert, a conservé le vert parisien pour ne pas trahir l'ADN de la ville, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux kiosquiers (isolation, rangements).

Le réseau social du coin de la rue

Au-delà de l'architecture, le kiosque est un acteur social majeur. C’est le lieu de la discussion quotidienne entre le passant et le kiosquier, une profession qui résiste malgré la crise de la presse.

Dans certains quartiers, le kiosque devient même une mini-conciergerie : on y dépose ses clés, on y demande son chemin, on y commente l'actualité. Il est la preuve que le mobilier urbain n'est pas qu'un objet inanimé, mais le support d'une vie de quartier.

Le secret du toit à écailles

Pourquoi le dôme des anciens kiosques était-il recouvert de motifs en forme d'écailles ? Ce n'était pas seulement pour l'esthétique Belle Époque. Ce dessin, inspiré des toitures en zinc des immeubles haussmanniens, permettait à l'eau de pluie de s'écouler parfaitement sans stagner, protégeant ainsi la structure en fonte de la rouille. Même dans la modernité, le design parisien n'oublie jamais d'être fonctionnel.

Balade découverte autour des fontaines Wallace les plus originales pour leur 150e anniversaireBalade découverte autour des fontaines Wallace les plus originales pour leur 150e anniversaireBalade découverte autour des fontaines Wallace les plus originales pour leur 150e anniversaireBalade découverte autour des fontaines Wallace les plus originales pour leur 150e anniversaire Le Saviez-Vous : pourquoi ce vert foncé est-il devenu la couleur iconique du mobilier urbain à Paris ?
Découvrez pourquoi les bancs, fontaines et kiosques parisiens arborent ce fameux vert foncé : hommage à la nature, harmonie visuelle, modernisation haussmannienne et signature identitaire de la capitale. [Lire la suite]

Histoire et patrimoine en Ile-de-France Les lieux et monuments historiques Les balades thématiques Le patrimoine et les lieux dépaysants Petite et grande Histoire
Le saviez-vous ? Les anecdotes sur Paris Les monuments de Paris Les lieux insolites de Paris Les balades dans les rues de Paris Les anecdotes sur Paris
La Nuit des Musées, le programme La Nuit des Musées à Paris et en Île-de-France Les sélections spéciales Les guides thématiques

Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.

Informations pratiques
Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche