On connaît George Sand à travers son domaine de Nohant dans le Centre-Val de Loire et ses lettres fiévreuses à Chopin, mais Paris fut aussi son théâtre intime et public. C’est dans les ruelles, les hôtels et les salons de la capitale que l’écrivaine née Aurore Dupin a forgé son image révolutionnaire, cultivé ses relations littéraires et réglé ses passions.
En suivant ses pas dans la Ville Lumière, des plaques commémoratives aux musées, découvrez le Paris de George Sand, à la fois discret et vibrant, lieu d’utopies, d’indépendance et d’amours indociles.
Romancière libre et engagée, George Sand s'impose au 19e siècle comme une figure majeure des lettres françaises. Née Aurore Dupin, elle choisit un pseudonyme masculin pour publier ses premiers romans et bousculer les rôles assignés aux femmes. Entre Paris et Nohant, elle mène une vie intellectuelle foisonnante, fréquentant Balzac, Delacroix et Chopin dont elle fut la compagne.
Défendant la cause des femmes, les droits sociaux et la liberté de création, elle laisse une œuvre riche, allant du roman paysan à la fresque politique, tout en traçant la voie pour les écrivaines à venir.
Le 46 de la rue Meslay (3ᵉ arr.). George Sand y voit le jour le 1ᵉʳ juillet 1804 - une plaque commémorative rappelle aujourd’hui ses premier pas dans la capitale. Très jeune, elle quitte Paris pour l’enfance à Nohant, mais la capitale ne la quittera jamais tout à fait.
L'Hôtel de Florence (9ᵉ arr.). À ses débuts d’écrivain, elle loue des logements modestes à Paris. Avec son mari, Casimir Dudevant, elle réside un temps dans ce qui était alors l’Hôtel de Florence, devenu aujourd’hui l’Hôtel George Sand Opéra. C’est à cet endroit, selon les récits, qu’elle donnerait naissance à son fils Maurice en 1823.
Le 21 quai des Grands-Augustins (6ᵉ arr.). Lors de ses années parisiennes, elle fréquente aussi cette adresse où elle mène une liaison avec un amant, dans une atmosphère de passion littéraire. On lui prête également une “mansarde bleue” au 19 quai Malaquais (6ᵉ arr.) où elle aurait écrit Lélia, roman du désenchantement et miroir de sa liaison avec Alfred de Musset.
Le 20 rue Pigalle (9ᵉ arr.). En 1836, elle entre dans une relation durable avec Frédéric Chopin et ils s'installent dans le quartier de Pigalle.
Le Square d'Orléans (9ᵉ arr.). Ils déménagent ensuite dans cette cité privée au 80 rue Taitbout, George Sand occupant le pavillon n°5 tandis que Chopin vit au pavillon n°9. Leurs appartements voyaient défiler musiciens, écrivains et compositeurs ; le peintre Ary Scheffer, dans sa maison voisine (au 16 rue Chaptal), était un ami proche du couple. La proximité de ces lieux transforme le quartier en un microcosme artistique et romantique.
Le 5 rue Gay-Lussac (5ᵉ arr.). A partir de 1848, George Sand prend un pied-à-terre face au jardin du Luxembourg où elle passe certaines de ses dernières années à Paris avant de retourner progressivement vers son domaine champêtre.
Le restaurant Lointier (2ᵉ arr.). La table, alors située au 104 rue de Richelieu, a été le théâtre de la rencontre entre George Sand et Alfred de Musset.
Les lieux aujourd'hui disparus. Nombre des adresses fréquentées par George Sand ont disparu ou été transformées. L’Hôtel de France, rue Laffitte (9ᵉ arr.), est souvent mentionné parmi les salons intellectuels qu’elle fréquenta. Cet hôtel n’existe plus sous cette forme, mais il fut un lieu d’échanges passionnés autour de la littérature où elle accueillait des amis écrivains, des musiciens et des politiques. Elle se rendait également à des dîners où se croisaient Musset, Balzac, Hugo, Flaubert ou encore Delacroix, mais les adresses exactes de ces salons sont parfois incertaines.
Le Musée de la Vie Romantique (9ᵉ arr.). Ce musée, situé dans l’hôtel Scheffer-Renan, propose un étage dédié à l'auteure, montrant manuscrits, portraits, souvenirs et objets divers. L’institution organise des expositions consacrées à George Sand, à ses liens avec la peinture, la musique, la littérature et le féminisme.
La rue George-Sand (16ᵉ arr.). En 1886, dix ans après sa mort, Paris renomme la rue de Rémusat en rue George-Sand.
La villa George‑Sand (16ᵉ arr.). Prolongeant cette intention, cette voie en impasse, entre les numéros 24 et 26 de rue George‑Sand, fut ouverte en 1913.
Le Musée de la vie romantique à Paris, un lieu verdoyant et artistique au charme fou
À Paris, le Musée de la vie romantique est un lieu confidentiel, véritable coup de cœur pour de nombreux habitants de la capitale. Sautez sur l'occasion pour (re)découvrir ce musée et son jardin au charme fou, niché dans le 9e arrondissement. [Lire la suite]
Lieu
Musée de la Vie Romantique
16 Rue Chaptal
75009 Paris 9
Calcul d'itinéraire
Infos d’accessibilité
Accès
M°2 - Blanche







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