C'est une adresse presque anachronique, qui nous plonge dans une ambiance familière même lorsqu'on y met les pieds pour la première fois. Et pour cause
Le Rennequin est de ces spots qui entretiennent la tradition du
bistrot en nous rappelant aux grands classiques de la restauration parisienne. La carte met ainsi à l'honneur le terroir français avec des recettes stars dont les oeufs mayo, la saucisse au couteau-purée... des péchés mignons qui devraient allécher les bons-vivants de la capitale.
Néanmoins, si le restaurant ne fait pas de l'approche inventive son fer de lance, on le surprend néanmoins à proposer des quelques assiettes plus audacieuses que d'autres dont le velouté de topinambour accompagné d'une chantilly au foie gras, ou encore un effiloché d'aile de raie.
La carte est restreinte et évolue au fil des saisons et des envies : c'est un principe ici. Ainsi, il y aura probablement toujours un peu de changement au menu à chacune de vos visites. On y découvre également quotidiennement un plat et un dessert du jour ; au Rennequin, la routine n'a pas vraiment le temps de s'attarder.
Les cœurs de poireaux fondants et bien juteux en entrée, nous aura permis d'entamer cette dégustation sur des notes de fraicheur. On valide également les
oeufs mayo, avec leur mayonnaise à la moutarde de Meaux bien aérienne et accompagnés de cacahuètes. Les proportions sont justes, sans la frustration du trop peu, tout en nous garantissant d'avoir la place pour savourer les plats.
Mention spéciale également pour la pièce du boucher, avec un
rumsteck dont la
cuisson saignante aura également été maîtrisée comme il se doit, accompagné des fameuses pommes dauphine avec une sauce aux poivres là encore très gourmande qui a également le mérite de ne pas "noyer" les autres saveurs.




En dessert, difficile de passer à-côté du moelleux au chocolat au cœur bien coulant, avec son pot de chantilly peu sucré mais bien vanillé. Ce jour-là, par un (heureux) coup du sort, la crème aura été agrémenté de fève de Tonka, utilisée d'ordinaire pour la crème brûlée : un
résultat d'autant plus régressif !