"Don't worry about a thing 'cause every little thing is gonna be alright" chantait Bob Marley en son temps, et c'est avec cette même philosophie de vie qui valorise la patience, la détente et le respect du rythme naturel des choses que Jamrock a ouvert ses portes, non loin de la place de la Bastille. Un restaurantde cuisine jamaïcaine, porté par une équipe jeune et motivée.
Né de la contraction de 'Jam', doux diminutif pour l'île-paradis, et de 'rock', rocher inébranlable, symbole de résistance et de fierté, Jamrock est "un mot-étendard, forgé dans le creuset de la musique reggae, où les basses résonnent comme les battements du cœur de la Jamaïque" détaille l'équipe de Jamrock.
Derrière l'adresse se cache un duo de copains-restaurateurs : Kelly Schaal, Jamaïcaine par sa mère, et Vincent Durupt, accompagnés de la cheffe franco-jamaïcaine Camille Le Breton de La Perrière, passée par le Shangri-La et soutenue en cuisine par Jason, Jamaïcain expatrié à Paris depuis une dizaine d’années.
Les quatre, ensemble, imaginent une carte qui fait rayonner la gastronomie riche et plurielle de la Jamaïque, entre héritage et modernité. Et les découvertes s'avèrent nombreuses, tant la cuisine jamaïcaine est peu représentée à Paris. Mythique jerk chicken (15€), escovitch fish (19€), paleron de bœuf confit à la manière d'un plat à l'oxtail (17€), patties, festival ou encore rice and peas sont autant de recettes à tester !
Chez Jamrock, le jerk chicken est, par exemple, mariné avec plus d’une dizaine d’épices, au minimum 24 heures comme le veut la tradition. Il est ensuite cuit lentement pour une cuisson homogène, avant que celle-ci ne soit terminée au charbon de bois pour une peau croustillante qui révèle un fort goût de fumé. Il est également disponible en version légumes pour les végétariens !
Coups de cœur notamment pour les ribs de bœuf marinés et servis avec une sauce jamaican barbecue style (18€), et pour l'escovitch fish (19€), une daurade sébaste frite, servie levée (sympa !), accompagnée de pickles en sauce et d'une mousseline de patate douce au gingembre. Un plat emblématique de la Jamaïque qui a rapidement trouvé le chemin de notre cœur !
La générosité de la cuisine jamaïcaine se retrouve aussi dans les plats à partager, à l'image des ailes de poulet marinées au gingembre et tamarin (5€ les quatre) à tremper dans une sauce épicée, des excellents beignets de poisson (4€ les quatre) à la sauce ananas spicy, des crevettes marinées et sautées (9€) surmontées d'un max de créativité - salsa de mangue au scotch bonnet pepper, huile de gingembre, crémeux d'avocat coco et pickles de noix de coco - ou encore du jerk corn (6€ les deux), des épis de maïs savamment grillés à tremper dans une mayonnaise aux épices jerk.
L'accent est indéniablement mis sur les condiments et les sauces, mais Jamrock a pris le parti d'adapter des plats habituellement très (très) relevés au palais des Parisiens. Mais sur la table, la sauce épicée de la Maison permet aux amateurs de sensations fortes de relever, à leur guise, leurs plats.
A noter aussi que l'équipe du restaurant fait l'effort de sourcer 90% de ses produits en métropole - et dès que possible à moins de 200 kilomètres de Paris -, à l'exception des épices, des rhums et du café.
Il est, par ailleurs, nécessaire de garder de la place pour le dessert, notamment pour goûter au renversant rhum cake perdu (8€) surmonté d'une boule de glace vanille et d'un caramel de cacahuètes et piment ; ainsi qu'au gâteau de patate douce (6€) et sa chantilly coco.
L'hommage à la Jamaïque se retrouve également dans les verres, avec une large sélection de cocktails (8€-12€) qui mettent à l'honneur les rhums de l'île - mais pas seulement (mezcal, tequila), ainsi que des boissons sans alcool : limonade maison, sorrel (boisson à l’hibiscus traditionnelle de Jamaïque) et autres Push Cart (menthe, citron vert, jus d’ananas, ginger beer, vinaigre de cidre).
Côté décoration, Jamrock se distingue des nouvelles tables parisiennes par son ambiance folklorique signée du designer Rudy Guénaire. Un faux rocher fait office de bar, les suspensions et les tables sont réalisées avec des troncs de bambous géants, et l'écran derrière le bar dévoile une plage paradisiaque...
De quoi se sentir comme dans une cabane au bord de la mer turquoise.
Ce test a été réalisé dans le cadre d’une invitation professionnelle. Si votre expérience diffère de la nôtre, merci de le signaler.







































