Le Poisson Volant compte bien jouer les prolongations ! Dans le 11e arrondissement de Paris, le nouveau projet de Bertrand Chauveau réunit restaurant, bar et club sous le même toit. Le principe ? Commencer la soirée à table et la poursuivre sur le dancefloor, puisque la cuisine reste en activité jusque tard avant que les lieux ne basculent, à partir de 23h, en club jusqu’aux aurores.
Pour imaginer ce restaurant qui change d’ambiance à mesure que la nuit avance, l'équipe a de nouveau fait appel aux architectes de Claves, déjà à l’œuvre au Cornichon, ainsi qu'au studio Matière Noire et au studio FLEiK. L’artiste-peintre chinoise Shuo Hao complète l’ensemble avec une œuvre spécialement conçue pour les lieux. Et bien sûr, la musique occupe une place centrale dans le projet, avec une programmation dédiée et des DJs résidents.
Dans l’assiette, Bertrand Chauveau travaille avec le chef Yanxin Yin, originaire de Tsingtao et formé notamment à Xi’an puis Lanzhou, avant de poursuivre son parcours en France. Passé notamment par Bao Family, il apporte au projet sa connaissance des cuisines chinoises et asiatiques, tandis que Bertrand Chauveau y injecte ses réflexes de cuisinier français.
La carte navigue donc entre classiques chinois (pâtés impériaux), influences d’Asie du Sud-Est (rouleaux de printemps, brochettes) et associations franco-asiatiques. Pourtant, dans l'assiette, le plaisir n'y est pas : les nems, surcuits, collent aux dents et sonnent creux, les wontons au pied de cochon et tartare de langoustine manquent cruellement de saveur et arrivent frits sans que ce soit précisé sur la carte, le flan coco (9€) est trop ferme et sent à peine la coco, tandis que le mango sticky rice (11€) pâtit d'une mangue farineuse.
Seul le poulet au vin jaune et champignons (25€) réussit à tirer son épingle du jeu, bien que l'assiette soit peu généreuse côté protéines. Une remarque qui s'applique d'ailleurs à l'ensemble des plats, chiches au vu des prix pratiqués : 6€ les deux nems, 22€ les 5 wontons ou encore 7€ la petite assiette de nouilles sautées. Un positionnement osé, si l'on prend en compte que l'adresse se situe à quelques rues de Belleville et ses nombreux restaurants asiatiques abordables.
Concernant le service, malgré un personnel souriant, il manque de fluidité et d'attention : 10 minutes pour recevoir la carte, une proximité excessive entre les tables qui transforme les déplacements en numéros d'équilibriste, et plusieurs maladresses dont du caramel renversé sur la table et un téléphone posé sur celle-ci. S'ajoute à cela une impression de précipitation, les clients étant poliment encouragés à quitter les lieux dès leur repas terminé. Bien sûr, l'adresse bénéficie d'une nouvelle hype et donc d'une forte demande, mais le sentiment général est celui d'un service davantage rythmé par la rotation des tables que par le confort serein des convives.
Heureusement, l'adresse peut compter sur sa carte des cocktails qui oscillent entre classiques et créations maison, et sur son aspect club de nuit au sous-sol (bien que la musique soit déjà bien forte dans la salle du restaurant). Un escalier dérobé conduit, en effet, vers le club, où prennent place le DJ booth ainsi qu’une salle privatisable cachée derrière un aquarium.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Ce test a été réalisé dans le cadre d’une invitation professionnelle. Si votre expérience diffère de la nôtre, merci de le signaler.
Lieu
Le Poisson Volant
5/7 Rue Marguerite Moret
75011 Paris 11
Calcul d'itinéraire
Site officiel
www.lepoissonvolant.paris



























