Le passage des Panoramas (Paris 2ème) est déjà connu des gourmands, mais Kokashita y apporte quelque chose de différent. Le nom dit tout : au Japon, kōkashita désigne littéralement « sous la voie surélevée ». Ce sont ces enfilades de comptoirs improvisés sous les rails de Yūrakuchō ou de Kanda, où les salariés s'arrêtent en sortant du bureau, coude à coude, dans le bruit des trains qui passent au-dessus.
L'idée est jolie et elle fonctionne : un passage couvert parisien du XIXᵉ siècle a exactement cette qualité d'abri, de traversée, de lieu qu'on emprunte sans y penser. Néons, lanternes, comptoir en bois, cuisine ouverte, on entre à Paris, on s'assoit à Tokyo.
Kokashita est aussi l'un des rares japonais du quartier à assumer une double identité.
Au Japon, le bento n'est pas un plat, c'est un rituel quotidien. Kokashita le propose exclusivement au déjeuner, du mardi au vendredi, et cette contrainte a du sens : elle garantit la fraîcheur et évite d'en faire un produit d'appel permanent.
Chaque boîte se construit autour d'une pièce principale :
Ce qui fait la différence, ce sont les accompagnements, tous inclus : omelette japonaise roulée, salade de pommes de terre à la mayonnaise, aubergines mijotées, carottes sautées façon kinpira, haricots verts au sésame, padrón marinés, tsukemono, spaghetti à l'ail, riz et salade. C'est-à-dire une dizaine de petites préparations dans une seule boîte, l'équilibre nippon des couleurs et des textures, pas une simple barquette.
Quelques suppléments complètent l'affaire : soupe miso et riz blanc à 2 €, edamame à 3 €, trois karaage ou une portion de légumes sautés à 4 €.
Pour les bureaux du quartier, et ils sont nombreux entre la Bourse et les Grands Boulevards, c'est un déjeuner complet à quinze euros, servi vite, sans compromis sur la qualité.
Vous pouvez réserver par téléphone au 01 40 26 67 35
Ou directement sur kokashita.fr
C'est là que Kokashita prend sa vraie dimension. À partir de 19h, l'adresse cesse d'être un restaurant au sens français du terme, on ne s'installe pas pour un repas en trois temps. On s'accoude, on commande deux ou trois assiettes, un verre, puis on rappelle le serveur une demi-heure plus tard. C'est le principe même de l'izakaya : boire et manger avancent ensemble, au fil de la soirée, sans plan de table ni ordre imposé.
La cuisine est ouverte sur le comptoir, ce qui change tout. On voit le charbon rougir, on entend la friture, on choisit en regardant ce qui part en salle. Et comme le service tourne jusqu'à 22 h, on peut arriver tard sans être le dernier client d'une salle qui se vide.
Quatre références, toutes disponibles en verre de 6 cl comme en bouteille de 72 cl, l'occasion de goûter avant de s'engager :
L'équipe conseille volontiers l'accord avec les assiettes : c'est une part du plaisir, et ça évite de commander au hasard.
La sélection est courte mais sérieuse, et chaque référence se prend en 4 cl ou en highball c'est la manière japonaise, allongée d'eau gazeuse, qui accompagne un repas bien mieux qu'un whisky sec :
Côté bières, Kirin pression 30 cl à 7€, bouteille 50 cl à 9€, et une Kirin 0,0 sans alcool à 6€.
Les namashibori sour sont préparés au fruit pressé minute : pamplemousse rose, orange sanguine ou citron, à 12€. Les cocktails puisent dans le répertoire japonais ; gin tonic au gin Kanoshizuku et Okinawa libre au rhum japonais, oolong high et cassis oolong au shochu d'orge, calpis sour.
Les amateurs trouveront aussi quatre umeshu, trois liqueurs de fruits et deux shochu, l'un de patate douce de Kagoshima, l'autre d'orge de Nagasaki. Un blanc, un rouge et un champagne complètent la carte pour ceux qui préfèrent le vin.
Les tapas suivent la même logique : plusieurs se commandent en demi-portion ou en portion généreuse, selon l'appétit et le moment de la soirée.
Côté viandes, le filet de bœuf grillé au charbon de bois parfumé au poivre sansho est la pièce maîtresse, avec le magret de canard sauté au gingembre et aux oignons. L'échine de porc sautée sauce demi-glace et le karaage complètent le tableau.
Côté poissons, le poulpe au miso vinaigré et le maquereau grillé au sel jouent la carte traditionnelle, tandis que les beignets de crevettes à la mayonnaise assument leur gourmandise.
Côté légumes, l'aubergine grillée nappée de miso sucré-salé est de celles qu'on recommande les yeux fermés. À côté : agedashi tofu, omelette japonaise dashimaki, salade de légumes de saison à la mayonnaise de lait de soja, edamame et salade de pommes de terre.
Pour caler la fin de soirée, riz au curry japonais, riz sauté aux légumes, riz blanc et soupe miso.
À cela s'ajoute chaque jour une ardoise de suggestions, composée au retour du marché. C'est là qu'il faut regarder en premier.
Vous pouvez réserver par téléphone au 01 40 26 67 35
Ou directement sur kokashita.fr
Kokashita - 64, passage des Panoramas, 75002 Paris
Métro Grands Boulevards (lignes 8 et 9) ou Bourse (ligne 3). Du mardi au vendredi : 12h - 14h30 et 19h - 22h. Samedi et dimanche : 18h – 22h. Fermé le lundi.
Bentos servis uniquement au déjeuner, du mardi au vendredi.
Réservation au 01 40 26 67 35 ou sur kokashita.fr.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Dates et Horaires
Prochains jours
Samedi :
de 18h à 22h
Dimanche :
de 18h à 22h
Mardi :
de 12h à 14h30
- de 19h à 22h
Mercredi :
de 12h à 14h30
- de 19h à 22h
Jeudi :
de 12h à 14h30
- de 19h à 22h
Vendredi :
de 12h à 14h30
- de 19h à 22h
Lieu
Kokashita
64 Passage des Panoramas
75002 Paris 2
Calcul d'itinéraire
Site officiel
kokashita.fr
Page Instagram
@kokashita.paris
Réservations
0140266735
kokashita.fr



























